Hamon joue gros avec son meeting à Bercy

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Hamon joue gros avec son meeting à Bercy
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Parmi les invités de marque, plusieurs ministres, dont Najat Vallaud-Belkacem, même si une bonne partie du gouvernement devrait se faire excuser, comme lors de l'investiture du candidat.

Scotché à la quatrième place dans les sondages, Benoît Hamon va tenter dimanche de relancer sa campagne avec un grand meeting à Bercy, au lendemain de la démonstration de force de Jean-Luc Mélenchon à République. L'équipe du candidat socialiste attend, à partir de 13h, 15.000 personnes dans cette salle du XIIe arrondissement de Paris, où François Hollande avait organisé son meeting d'entre-deux tours en 2012

Parmi les invités de marque, plusieurs ministres, dont Najat Vallaud-Belkacem, même si une bonne partie du gouvernement devrait se faire excuser, comme lors de l'investiture du candidat. Devraient aussi être présents les anciens ministres et adversaires de Benoît Hamon à la primaire, Vincent Peillon et Arnaud Montebourg, l'ex garde des Sceaux Christiane Taubira, l'économiste Thomas Piketty, le généticien Axel Kahn, ou le ministre-président de la Wallonie Paul Magnette, héraut de la lutte contre l'accord commercial euro-canadien Ceta.

Anne Hidalgo ouvrira le bal. Pour chauffer l'ambiance, de brèves prises de parole de ces invités ou de simples militants alterneront avec des intermèdes musicaux -les groupes de musique yiddish et tzigane Les Yeux noirs et Debout sur le Zinc sont annoncés. La maire de Paris Anne Hidalgo devrait dire un mot d'accueil à la tribune, avant un discours d'environ 1h30 du candidat. L'ancien directeur de cabinet d'Harlem Désir Mehdi Ouraoui et l'essayiste Raphaël Glucksmann ont notamment contribué à l'écriture de ce texte, tandis que Jean-Marc Germain, codirecteur de campagne de Hamon, a coordonné le travail.

"Quelque chose de très régalien, très ancré dans l'histoire de France". Benoît Hamon, qui a fait de l'improvisation et de l'attention portée aux sujets du quotidien une de ses marques de fabrique en meeting, devrait s'efforcer de prendre de la hauteur dans un discours emprunt de "gravité", selon un membre de l'équipe. "Benoît Hamon voulait quelque chose de très régalien, très ancré dans l'histoire de France", confie cette source. "C'est un discours qui comprend l'époque, mais qui n'est pas dans l'air du temps. Qui défriche des idées nouvelles, et les ancre dans l'histoire de la gauche et de la République", a-t-on résumé.Benoît Hamon et ses soutiens jouent gros avec ce meeting parisien. Lundi, Hamon avait espéré que ce soit "un grand moment de rassemblement dans une séquence où commencent à se cristalliser les opinions".

"On va entrer dans le temps du choix". Pour Jean-Marc Germain, "c'est le lancement de la dernière ligne droite" avant l'élection des 23 avril et 7 mai. Ce proche de Martine Aubry mise aussi beaucoup sur le premier débat de la présidentielle, lundi, estimant que Benoît Hamon est "un débatteur hors pair, le meilleur" des cinq qui s'affronteront sur le plateau de TF1. "On va entrer dans le temps du choix" et de "la confrontation projet contre projet", souligne-t-il, en accusant François Fillon et Emmanuel Macron de vouloir "casser la France".