Guérini poussé vers la sortie

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Guérini poussé vers la sortie
Le PS s'est montré solidaire... contre Jean-Noël Guérini.@ REUTERS
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REACTIONS - La gauche n'a pas épargné le sénateur PS, mis en examen jeudi à Marseille.

Le retrait annoncé par Jean-Noël Guérini du Parti socialiste et de la présidence du Conseil général des Bouches-du-Rhône ne semble pas avoir suffi. Mis en examen jeudi pour trafic d'influence, prise illégale d'intérêt et association de malfaiteurs, le sénateur PS a annoncé "qu'il déléguait temporairement une grande partie de ses prérogatives" au Conseil général et qu'il "se mettait en congé du PS" mais qu'il ne "démissionnerait pas". Mais ses camarades exigent plus.

Harlem Désir, le Premier secrétaire du Parti socialiste par intérim a appelé Jean-Noël Guérini à "se retirer du PS et de toutes ses fonctions et responsabilités politiques". Et tous les socialistes lui ont emboîté le pas.

Montebourg et Hollande derrière Désir

Arnaud Montebourg, qui martèle depuis plusieurs mois que Guérini, le "fardeau", doit démissionner, rejoint Harlem Désir. "Je souhaite qu'il démissionne de son poste de président du Conseil général et que les conseillers généraux élisent un nouveau président socialiste honnête et droit.

"C'est une épreuve que d'être mis en examen pour ces motifs", a estimé François Hollande sur Europe 1, ajoutant que le "Parti socialiste n'était pas concerné" par cette affaire."Si les décisions sont prises par Jean-Noël Guérini lui-même, cela ira vite", a-t-il poursuivi.

"Il vaut mieux qu'il se mette en retrait", a estimé François Hollande :

Interrogée depuis Berlin, Martine Aubry a pris ses distances avec Jean-Noël Guérini, lui demandant de se retirer du PS et de ses fonctions de président du conseil général. Benoît Hamon a pour sa part nuancé son propos, parlant de décision "raisonnable".

Le président du Parti radical de gauche (PRG) Jean-Michel Baylet a estimé de son côté que les faits reprochés à Jean-Noël Guérini, s'ils étaient avérés, "éclabousserait la classe politique".

Joly "lutte contre le clan du Fouquet's"

Eva Joly s'est aussi saisie de l'affaire, soucieuse, dit-elle "que Marseille ne devienne pas Naples". "Le clientélisme a régné trop longtemps à Marseille", a dénoncé sur Europe 1 la candidate d'EELV. "La montée et la puissance du Front national sont liés à cela".

L'eurodéputée, qui "exige l'exemplarité de la République", explique qu'elle est "en lutte contre le clan du Fouquet's de Nicolas Sarkozy.