Guéant persiste et signe

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Guéant persiste et signe
"J'ai dit quelque chose qui me semble une évidence : la France a des valeurs, a une civilisation", a déclaré Claude Guéant sur Europe 1.
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Le ministre de l’Intérieur maintient ses propos et considère qu'il y a "des valeurs supérieures".

Claude Guéant ne regrette rien. Au contraire, il persiste et signe. Au lendemain de sa déclaration sur l'inégalité entre les civilisations, le ministre de l'Intérieur a assuré sa défense.

"J'ai dit quelque chose qui me semble une évidence : la France a des valeurs, a une civilisation. La France considère qu'il vaut mieux avoir une civilisation qui favorise l'épanouissement de la démocratie et confirme les droits des femmes plutôt qu'une civilisation qui bafoue les libertés et asservie les femmes. La famille politique que je représente souhaite que le système de valeurs qui est le nôtre soit préservé", a-t-il déclaré sur Europe 1, dimanche. "Ces valeurs me semblent très importantes" a-t-il encore martelé. "La droite et la gauche divergent profondément sur ces sujets là. Nous ne sommes pas pour le relativisme qui veut dire que tout se vaut. Nous considérons qu'il y a des valeurs qui sont supérieures".

Claude Guéant affirme sur Europe 1 "qu'il n'y avait pas de but politicien" :

Le ministre de l'Intérieur en a profité pour tacler la gauche : "le parti socialiste considère que tout se vaut. Ce n'est pas mon avis" a-t-il expliqué avant de prendre comme exemple les prières de rue. "Le parti socialiste a déclaré que ce n'était un problème pour personne. Nous, nous disons que cela gêne et que cela porte une atteinte au principe de laïcité".

"Les civilisations ne se valent pas"

Lors d'un discours sur le "relativisme de gauche" prononcé à huis clos samedi devant l'Uni, association étudiante de droite, Claude Guéant a appelé à "protéger notre civilisation". "Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient", a-t-il argumenté.

"Celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation", a conclu Claude Guéant.

Des controverses à répétition

Mais, ces propos censés rester dans l'enceinte de l'Assemblée nationale, ont aussitôt été relayés par les participants sur le site de microblogging Twitter. Cette phrase s'est répandue sur internet comme une trainée de poudre et provoquant des réactions indignées.

Claude Guéant n'en est pas à sa première controverse. En avril, le ministre de l'Intérieur avait affirmé que l'augmentation du nombre de fidèles musulmans posait "problème". Un mois plus tard, il faisait valoir que "les deux tiers des échecs scolaires, c'est l'échec d'enfants d'immigrés".