Guéant : "François Fillon n’est pas partant"

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Guéant : "François Fillon n’est pas partant"
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Le secrétaire général de l’Elysée a par ailleurs assuré que les banques auraient toutes remboursé l’Etat "d’ici peu".

"C'est clair, François Fillon n'est pas partant." Claude Guéant dément, dans une interview parue mardi soir sur le site Internet du Figaro, toute rumeur d’une démission du premier ministre. Selon le secrétaire général de l’Elysée, "le président considère que leur collaboration fonctionne bien". Un éventuel départ de François Fillon de Matignon "n'est absolument pas à l'ordre du jour", assure-t-il.

Abordant l’actualité économique, il affirme que, "d'ici peu, toutes les banques auront remboursé l’Etat". Ce dernier, qui avait prêté une vingtaine de milliards d'euros à six grands réseaux bancaires français pour leur permettre d’affronter la crise, "gagnera même 500 millions d'euros grâce aux intérêts", poursuit le secrétaire général de l’Elysée.

Claude Guéant exclut par ailleurs "toute augmentation des prélèvements obligatoires" pour lutter contre les déficits. "Ce serait le meilleur moyen d'affaiblir la croissance au moment même où elle redémarre." Le bras droit de Nicolas Sarkozy se dit, en revanche, ouvert à "un réexamen des niches fiscales ou sociales", et défend l’idée d’imposer les indemnités journalières liées aux accidents du travail.

Sur l’affaire Clearstream, Claude Guéant balaye la polémique liée à l’emploi, par Nicolas Sarkozy, du mot "coupable" pour désigner les prévenus du procès, avec le même argument que celui utilisé récemment par Frédéric Lefebvre : "Les gens qui comparaissent ont été renvoyés par le juge d'instruction. En général, les coupables figurent parmi ceux qui sont présentés par les juges."

Revenant sur la polémique née des propos de Frédéric Mitterrand au sujet de l’arrestation de Roman Polanski, Claude Guéant semble prendre la défense du ministre de la Culture : "C'étaient ses mots à lui, il a sa sensibilité. Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, a dit les choses différemment. C'est à la justice américaine de décider."

Le secrétaire général de l’Elysée prend également la défense du PDG de France Télécom, Didier Lombard, dont certains réclament la démission après la série de suicides dans son entreprise : " Didier Lombard a pris la mesure du problème. Il a décidé de mettre en place des moyens d'écoute et de solidarité dans l'entreprise. Et il a raison. (…) Prenons garde de ne pas détruire cette entreprise. Didier Lombard a beaucoup contribué à l'évolution de France Télécom."