Gérald Darmanin refuse "les leçons de social"

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Gérald Darmanin refuse "les leçons de social"
Gérald Darmanin nie avoir "démontré un front anti-social". @ LUDOVIC MARIN / AFP
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Alors que de plus en plus de voix s'élèvent au sein de la majorité pour réclamer un virage social du quinquennat, le ministre défend son action à Bercy. 

Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, a ironisé jeudi sur les "leçons de social", affirmant ne pas avoir "démontré un front anti-social" dans son action à Bercy, cinq jours après la diffusion d'une note d'économistes proches d'Emmanuel Macron demandant un rééquilibrage social de sa politique.

"Les leçons de social ça me fait bien marrer", a déclaré le ministre dans l'émission "Questions d'info" LCP-Le Point-AFP, alors qu'il était invité à commenter une note confidentielle adressée à l'Élysée, et publiée par Le Monde samedi, des économistes Philippe Aghion, Philippe Martin et Jean Pisani-Ferry, qui regrettent que "la lutte contre les inégalités d'accès" ne soit pas plus apparente dans la politique du gouvernement.

Il met en avant son expérience de maire de Tourcoing. "Toute opinion publique est bonne à entendre et toute critique est à écouter", a assuré Gérarld Darmanin, regrettant toutefois que "les notes confidentielles sont publiées". "Sans doute y'a-t-il peut-être une arrière pensée politique derrière la publication", a-t-il lancé.

Toujours selon Le Monde, les économistes regrettent que "les ministres 'politiques' sont étiquetés à droite et (...) le message social peine à trouver une voix forte à l'intérieur du gouvernement". "Il y a ceux qui ont une vision livresque du social, et il y a ceux qui la vivent", a estimé le ministre, mettant en avant son expérience passée en tant de maire de Tourcoing.

"Ce qui manque aux Français, c'est du travail". "La subvention n'a jamais corrigé les inégalités sociales, elle a donné bonne conscience à ceux qui, en chambre entre Saint-Germain-des-Prés et le 7e arrondissement, se disent 'il faut faire sans doute plus de social', et peut-être que cette conscience est positive (...) mais sur le terrain je constate c'est que ce qui manque aux Français c'est du travail", a défendu le ministre.



"Je ne pense pas avoir démontré un front anti-social puisque j'ai même été celui qui pousse le plus les heures supplémentaires à rentrer dans le budget de la Nation, (...) qui a défendu la baisse de la fiscalité pour tous les Français c'est-à-dire la taxe d'habitation", a-t-il justifié.

Le ministre a en revanche reconnu de possibles "erreurs" : "Sur la question de la CSG, peut-être sur la fiscalité locale (...) c'était peut-être une erreur de ne pas prendre le temps de la pédagogie puisque après, vous le perdez en explication", a-t-il jugé.