François Hollande et la présidentielle :"J'aurai une décision à prendre en décembre"

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François Hollande a indiqué mardi au micro d'Europe 1 qu'il s'exprimera sur une éventuelle candidature en 2017 à la fin de l'année.

"J’exprimerai ma position à la fin de l’année. Soyez patient, et vous verrez sous quelle forme !", a déclaré mardi François Hollande sur Europe 1 à propos d'une éventuelle candidature à la présidentielle de 2017. "Je ne parle pas de candidature. Je ne parle de candidature avec personne. Je parle de l’Etat", a-t-il encore déclaré, avant d'ajouter : "J'aurai une décision à prendre en décembre."

Un président en campagne. Le 14 avril dernier, sur le plateau de l’émission Dialogues citoyens, François Hollande avait déjà prévenu qu'il indiquerait seulement "à la fin de l'année" s'il comptait se représenter en 2017. Depuis, le président a pourtant semblé multiplier les signes d'une candidature prochaine. Ses proches, emmenés par Stéphane Le Foll, ont lancé "Hé oh la gauche !", un mouvement pour défendre son bilan. Une opération de communication complétée par l'Élysée et qui, pour les quatre ans au pouvoir du chef de l'État, dimanche dernier, a diffusé un spot de cinq minutes sur Internet. Surtout, François Hollande a livré, le 3 mai, un discours aux allures de meeting, dans lequel il a tracé les grandes lignes de ce qui pourrait devenir un axe de campagne.

Scission des socialistes. De plus en plus contesté par la gauche, le gouvernement de François Hollande a été jeudi dernier l'objet d'une tentative de motion de censure par plusieurs députés socialistes, communistes et écologistes. Pour autant, si le président de la République reconnait "une espérance d'une autre gauche" chez certains socialistes, il n'envisage pas de candidature valable portée par l'aile gauche du parti. "Si la gauche n’est pas reconduite, ce sera la droite qui l’emportera ou l’extrême droite", a-t-il déclaré mardi. "Il n’y a pas d’alternative de gauche, au sens où il n’y a pas un mouvement aujourd’hui qui puisse accéder au second tour de l’élection présidentielle et conduire, sans notre appui, les destinées de la France." "En dehors de la ligne que je représente, il n’y a pas d’autre alternative à gauche !", a-t-il encore martelé.