François Hollande en chute libre dans les sondages

  • A
  • A
François Hollande en chute libre dans les sondages
@ MICHEL EULER / POOL / AFP
Partagez sur :

RETOUR DE BÂTON - Après avoir bénéficié des faveurs de l'opinion dans la période qui a suivi les attentats du 13 novembre, le chef de l'Etat retombe dans l'impopularité.

Plus dure sera la chute. Salué pour sa gestion de la crise après les attentats de janvier et novembre 2015, François Hollande avait enregistré un regain de popularité. Mais le chef de l'Etat dégringole de nouveau dans les sondages. Une étude TNS Sofres pour Le Figaro publié mercredi fait état d'une chute de 12 points, à 23% d'opinions favorables. Dans le baromètre YouGov du mois de janvier pour Le HuffPost et iTélé, le président n'est plus qu'à 22% d'opinions positives, en baisse de 5 points.

Rééquilibrage après les attentats. Ces chiffres témoignent d'un rééquilibrage prévisible après les attentats. En deux mois, François Hollande a perdu la bienveillance des électeurs de la droite et du centre. Le même phénomène avait d'ailleurs été observé après les attentats de Charlie Hebdo. Mais ce n'est pas le seul facteur d'explication.

La déchéance pèse dans la balance. Le débat sur la déchéance de nationalité, devenu un véritable bourbier pour l'exécutif, a également des répercussions. Cela fait trois semaine que François Hollande s'enlise et que la gauche se déchire, ce qui se ressent dans les enquêtes d'opinion. La gauche de la gauche retire sa confiance au président, lui reprochant de diviser sa majorité. C'est bel et bien la crédibilité et l'autorité du chef de l'Etat qui sont remises en cause.

Les résultats économiques se font attendre. En outre, l'état d'urgence social décrété par François Hollande lors de ses vœux du 31 décembre reste pour l'instant à l'état de discours. A l'Elysée, on n'est d'ailleurs pas étonné par ces enquêtes, qui confortent l'idée que l'image du président père de la Nation ne peut pas suffire. Pour remonter dans les sondages, il faudra au chef de l'Etat des résultats économiques, notamment sur le front de l'emploi. Tant que les chiffres du chômage ne s'amélioreront pas de façon durable, ceux des études d'opinion ne seront guère plus brillants.