François Hollande célèbre l'anniversaire du 8 mai 1945

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François Hollande célèbre l'anniversaire du 8 mai 1945
@ Reuters
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RÉCIT - Le chef de l'Etat et le Premier ministre ont commémoré la fin de la Seconde Guerre mondiale et la capitulation allemande.

C’était la première fois que Manuel Valls et François Hollande s’affichaient ensemble lors d’une cérémonie officielle. Ce jeudi 8 mai, la France et les pays alliés célébraient la fin de la Seconde Guerre mondiale et la capitulation allemande après 5 ans et demi de combats.

>> LA CÉRÉMONIE

Visiblement en forme, le président s'est arrêté quelques instants pour s'exprimer au micro de France Télévisions. L'occasion pour lui d'affirmer que Vladmir Poutine "est le bienvenu" à la commémoration du Débarquement le 6 juin en Normandie. "On peut avoir des différends, notamment par rapport à la crise ukrainienne. Mais je n’oublierai jamais que le peuple russe a donné des milliers de vies pour nous libérer. S’il y a eu le 8 mai, c’est que des peuples se sont coalisés, et parmi ces peuples, il y a avait les Russes", a déclaré le président, qui a également répété son intention d'aider le gouvernement nigérian à retrouver les lycéennes enlevées par Boko Haram. Puis le président est remonté dans sa voiture, direction l'Elysée.

Avant d'aller serrer quelques mains dans le public, François Hollande a salué des membres de son gouvernement et diverses personnalités de la majorité, comme Anne Hidalgo, la maire de Paris, ou Jean-Pierre Bel, président du Sénat. Mais la poignée de main la plus scrutée - et la plus longue - a eu lieu entre François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Puis le chef de l'Etat s'est offert un bain de foule avec des adolescents, avec qui il a posé pour des selfies. Et le président n'a pu s'empêcher de lâcher quelques blagues, comme à son habitude.Visiblement ravi de l'accueil reçu, chaleureux, François Hollande fait trainer les choses et papotent avec des lycéens. Ses gardes du corps, eux, aimeraient bien que cela se termine...

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Comme le veut la tradition, le chef de l'Etat a ravivé la flamme du soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe. Puis c'est le Chant des partisans, toujours émouvant, qui retentit, dans le plus grand silence. Le chef de l'Etat a ensuite salué toutes les associations et fédérations d'anciens combattants, avant de signer le grand Livre d'or.

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L'heure est maintenant venue pour François Hollande de passer les troupes en revue avant de déposer une gerbe et de raviver la flamme sur la tombe du soldat inconnu, sous l'Arc de triomphe. Avant cela, Une Marseillaise s'est une nouvelle fois fait entendre :

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François Hollande remonte les Champs-Élysées, escorté par la Garde républicaine. A noter que, par rapport aux années précédentes, il semble y avoir très peu de monde pour voir passer le cortège.

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"J’ai rencontré le président quand nous étions jeunes". Yves de Gaulle, l’un des petits-fils du général, a été interrogé par France 2 après son entrevue avec le chef de l’Etat : "c’est devenu une tradition : le président vient s’incliner devant la statue de l’un de ses glorieux prédécesseurs. J’ai rencontré le président quand nous étions jeunes puisque nous étions ensemble à la cour des comptes. Nous nous connaissons depuis longtemps."

Une cérémonie courte. François Hollande est arrivé dans sa voiture officielle, accueilli par son Premier ministre. Il a ensuite déposé une gerbe sur la tombe du général De Gaulle. Une Marseillaise retentit. Quelques instants plus tard, le président s'est entretenu avec la famille du général. Si la cérémonie est pleine de solennité, le chef de l'Etat et ses invités semblent s'amuser et des rires fusent.

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La garde républicaine défile, signe que le président ne devrait plus tard à faire son apparition.

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>> L’ANECDOTE

Un village près de Blois honore le seul soldat américain rescapé d'un avion abattu par l'armée allemande.C'était le 5 février 1944, à Saint Léonard en Beauce. Quelque 70 ans après, les villageois ont retrouvé les familles des soldats qui étaient à bord, et elles sont aujourd'hui en France après avoir fait le voyage spécialement depuis les Etats-Unis. Des retrouvailles exceptionnelles auxquelles a pu assister Walid Berrissoul pour Europe 1.

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Jean Claude Bigot, villageois de la Beauce, a récupéré un bonnet d’aviateur, un morceau de hublot, Coleen Mc Bratney est la petite nièce du pilote abattu le 5 février 1944. Voici "une des palmes d’hélice du bombardier, qu’un cultivateur, en labourant avec sa charrue, a retrouvé sur le lieu du crash", raconte-il au micro d’Europe 1. Réaction de Coleen Mc Bratney : "waouuu, it’s amazing !" (c’est incroyable !, Ndlr). Si elle porte elle aussi l’uniforme de l’US Air Force où elle est lieutenant-colonel, Coleen n’a jamais rien su de la vie de son aïeul : "on savait que mon grand-oncle était pilote de B42 et qu’il avait été tué pendant la guerre. Mais toute l’histoire, le fait qu’il y ait une cérémonie annuelle, ma famille n’en savait rien jusqu’à cette année."

Pendant ces 25 dernières années, Jean Claude Bigot a tout reconstitué : le combat aérien minute par minute et l’identité du pilote allemand qui a abattu le bombardier américain. Il ne lui restait plus qu’une chose : retrouver les familles. C’est désormais chose faite.

>> EN TWEETS

 Axelle Lemaire, toute nouvelle secrétaire d'Etat au numérique, est visiblement très heureuse de faire partie des membres du gouvernement présents à cette commémoration.











Il n'y a pas qu'à Paris que l'on se souvient. Christian Estrosi, maire de Nice, l'a rappelé sur son compte Twitter :



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