François Fillon : "hier on voulait arrêter l'état d'urgence, on se demande pourquoi..."

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"Je dis depuis deux mois que c'est une nouvelle forme de guerre mondiale", a rappelé l'ancien Premier ministre sur Europe 1. 

INTERVIEW

Au moins 84 personnes ont été tuées jeudi soir dans un attentat à Nice, lorsqu'un camion a foncé sur la foule qui assistait au feu d'artifice sur la Promenade des Anglais. Dans ce contexte, François Fillon s'est interrogé sur Europe 1 sur la décision, annoncée la veille par François Hollande, de lever l'état d'urgence le 23 juillet. 

"Une nouvelle forme de guerre mondiale". François Fillon dit avoir eu connaissance de l'attaque "un peu avant minuit comme tout le monde, par les réseaux sociaux". "Je veux dire mon effroi devant ce carnage, cet assassinat lâche et dément ", déclare l'ancien Premier ministre. "On est en guerre", poursuit-il. "Je dis depuis deux mois que c'est une nouvelle forme de guerre mondiale. Des attentats sanglants comme celui-là, il y en a quasiment toutes les semaines, en France, à Dakar, Bagdad, Istanbul, Beyrouth..."

"Un combat contre le totalitarisme islamique". "C'est une partie du monde qui est sous les coups de ce que j'appelle le totalitarisme islamique", explique François Fillon. "On a décidé de le combattre et c'est ce qu'il fallait faire, au Mali, en Syrie et en Irak. La conséquence de cette décision, c'est de tout faire pour mettre le territoire national en sécurité. Hier on voulait arrêter l'état d'urgence, on se demande pourquoi", s'interroge l'élu du parti Les Républicains. "Il faut utiliser tous les éléments de notre droit pour prévenir au maximum des attentats comme celui qui vient d'être commis", a-t-il insisté.