France Télévisions : Bruno Le Maire opposé au retour de la pub en soirée

  • A
  • A
France Télévisions : Bruno Le Maire opposé au retour de la pub en soirée
Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. @ Ludovic MARIN / AFP
Partagez sur :

Le ministre de l'Economie a donné une fin de non recevoir à la patronne de France Télévisions, qui avait relancé le débat. 

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a déclaré dimanche ne pas être favorable à un retour de la publicité sur les antennes de France Télévisions après 20h, rendant au passage hommage à la décision de Nicolas Sarkozy de la supprimer en 2009.

"Je crois à sa singularité." "Je ne suis pas favorable au retour de la publicité sur les chaînes du service public après 20 heures. Si dans le service public, on a exactement la même offre que dans le privé, ce n'est pas la peine d'avoir un service public. Je crois à sa singularité", a expliqué Bruno Le Maire. "Je soutiens la décision qu'avait prise Nicolas Sarkozy en 2009 et je ne souhaite pas que nous revenions dessus", a-t-il ajouté.

Ernotte plutôt favorable à la pub. La position du ministre de l'Economie rejoint celle du président du CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel), Olivier Schrameck, qui se disait, le 22 septembre dans Le Monde, "pas favorable" à une telle éventualité, considérant que "le service public doit cultiver sa spécificité et jouer pleinement son rôle d'éducation et de cohésion sociale". La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, avait déclaré fin août que le groupe pourrait "faire de la publicité après 20h sans problème, mais il ne faut pas qu'on coupe les oeuvres".

"Ce spot de pub entre le journal télévisé et le programme de première partie de soirée, celui pendant lequel on couche les enfants ou on fait la vaisselle, c'est 80 millions d'euros par an de revenus potentiels !", a précisé Delphine Ernotte le 14 septembre dans le magazine Society.

France Télévisions devra affronter en 2018 une baisse du budget de l'audiovisuel public, qui représentera au total 80 millions d'euros pour l'ensemble des entreprises du secteur par rapport à ce qu'avait prévu l'ancien gouvernement. Le groupe devra également faire une croix sur la publicité dans les programmes jeunesse à partir de l'année prochaine.