Florian Philippot : "Je pense que le FN disparaîtra de lui-même parce qu'il n'a pas d'utilité"

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Le leader des Patriotes s’est félicité au micro d'Europe 1 du score de sa candidate, même modeste, à la législative partielle du Territoire de Belfort.

INTERVIEW

Ils s'affrontaient pour la première fois. Le parti de Florian Philippot, Les Patriotes, présentait un candidat face au Front national pour la législative partielle dans la première circonscription du Territoire de Belfort. Alors que le candidat des Républicains Ian Boucard est arrivé en tête du premier tour avec 39% des suffrages exprimés, le frontiste Jean-Raphael Sandri, avec 7,5 % des voix, a largement devancé l'eurodéputée Sophie Montel (2%), proche de Florian Philippot.

Un tout jeune parti. "C'est un score modeste, mais je rappelle que nous fêtons aujourd'hui même notre quatrième mois d'existence. Les Patriotes sont la plus jeune formation politique de France", a réagi sur Europe 1 lundi l'ex-bras droit de Marine Le Pen, qui a quitté le FN fin septembre. "Nous n'avons pas encore fait notre congrès de lancement, qui aura lieu le 18 février à Arras", souligne Florian Philippot.

Le retour en arrière du FN. Surtout, l'ancien numéro 2 du FN a voulu mettre l'accent sur la dégringolade du parti frontiste, passé de 17,5% à 7,4% des suffrages depuis le dernier scrutin. "Le FN s'effondre littéralement, les résultats hier l'on montré", déclare-t-il. "Je pense que ce parti disparaîtra de lui-même parce qu'il n'a pas d'utilité et a fait un retour en arrière depuis quelques mois", tacle encore Florian Philippot.

"Une grande marche pour la France". "Je ne suis pas favorable à la division, je suis favorable au rassemblement mais sur des idées claires", veut-il encore faire valoir. "Certains veulent l'union des droites, moi je ne me sens ni de droite, ni de gauche", précise-t-il dans une allusion à Nicolas Dupont-Aignan dont la candidate a fait 3,8% dimanche. "Je pense qu'il faut rassembler le meilleur de la droite et de la gauche, prendre le meilleur pour la France, mais sur une idée, un projet clair sinon on n'y arrivera jamais", conclut celui qui lancera le 24 mars "une grande marche pour la France au moment où Macron entamera une grande marche pour l'Union européenne".