Fin des emplois familiaux : Mariton déplore "une société d'interdiction absolue"

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Le groupe LR à l'Assemblée nationale a déposé un recours au Conseil constitutionnel contre l'interdiction désormais faite aux parlementaires des emplois familiaux.

INTERVIEW

Les députés Les Républicains font appel aux sages du Conseil constitutionnel. Ces élus contestent l'interdiction des emplois familiaux dans la loi de moralisation de la vie publique, adoptée mercredi par l'Assemblée nationale, estimant que cette mesure introduit une discrimination à l'embauche. "Est-ce qu'il faut une société d'interdiction absolue ? Je ne le crois pas", a réagi vendredi Hervé Mariton, maire LR de Crest, au micro de la matinale d'Europe 1.

Un effet dissuasif. Plutôt qu'une interdiction, l'élu préfère plaider pour une plus grande transparence sur les activités des collaborateurs des parlementaires, arguant que celle-ci sera dissuasive quant à d'éventuelles dérives. "Au minimum, ce qui est indispensable, c'est la publicité : savoir qui travaille pour un parlementaire. J'ai été député pendant dix-neuf ans, j'ai toujours assumé que l'on sache parfaitement quels étaient mes collaborateurs", a-t-il expliqué. "La bonne réponse, ça n'est pas nécessairement l'interdiction, c'est la publicité, que chacun sache qui travaille pour un député et puisse interroger celui-ci sur les missions de ces personnes".

"Publicité, responsabilité, transparence". "La publicité résous beaucoup de choses. Dès lors que l'on sait qu'un membre de la famille travaille, le questionnement devient, naturellement, plus exigeant", assure Hervé Mariton. "Est-ce qu'il faut une société d'interdiction absolue ? Je ne le crois pas et je partage l'opinion du groupe LR : est-ce qu'il faut de la publicité, de la responsabilité, de la transparence ? La réponse est oui", martèle-t-il.

"Je ne serais pas candidat à la présidence des Républicains"

Au mois de juin, Hervé Mariton a choisi de ne pas briguer un nouveau mandat de député, préférant garder sa municipalité. Au micro d'Europe 1, le Républicain, candidat à la présidence de l'UMP en 2014, indique également qu'il ne se représentera pas pour prendre la tête de sa famille politique. "Je ne serais pas candidat à la présidence des Républicains mais oui j'exprimerai mes idées. Avec mon mouvement Droit au cœur, j'interpellerai les candidats", déclare-t-il.

"Ce qui s'est produit au printemps dernier sont des événements politiques lourds qui exigent de nous un travail considérable de refondation, d'évaluation et de proposition sur les enjeux économiques et les questions de société", estime l'élu.