Fillon ménage la Chine après Copenhague

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Fillon ménage la Chine après Copenhague
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Le premier ministre est arrivé dimanche sur place. Une nouvelle étape dans la réconciliation entre la France et la Chine.

Arrondir les angles et ne pas froisser ses homologues chinois. François Fillon a fait preuve de diplomatie lundi envers la Chine, dont le positionnement à la conférence de Copenhague a été critiqué par Nicolas Sarkozy et la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Chantal Jouanno.

Dans un entretien au Journal du Dimanche,Chantal Jouanno a déploré l'attitude "totalement fermée" de Pékin et de l'Inde lors des négociations qui devaient aboutir à un accord sur la lutte contre le réchauffement climatique et ont finalement accouché d'un texte a minima. Le chef de l'Etat a, pour sa part, regretté que la Chine ait fait entrave à la mise en place de mécanismes de contrôle des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

"Bien sûr, la France, comme l'ensemble de l'Union européenne, aurait souhaité que l'accord de Copenhague aille plus loin. Mais il y a un accord", a déclaré François Fillon, lundi, devant des chefs d'entreprise français et chinois assurant toutefois qu'il "en discuterait" avec son homologue Wen Jiabao.

Le premier ministre français est arrivé en Chine, dimanche, pour une visite de trois jours. Il doit rencontrer successivement lundi et mardi son homologue Wen Jiabao puis le président Hu Jintao. Il est accompagné d'une vingtaine de chefs d'entreprises et une dizaine d'accords doivent être signés, notamment dans la coopération nucléaire.

Ce voyage est surtout une nouvelle étape dans la réconciliation entre la France et la Chine après la brouille de l'an dernier provoquée par la question du Tibet et les incidents autour de la préparation des Jeux olympiques. Depuis le 1er avril, date de la normalisation des relations entre les deux pays, les Chinois ont vu débarquer tour à tour Bernard Accoyer, le président de l’Assemblée, l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, Xavier Bertrand, le patron de l’UMP et les ministres Christine Lagarde et Jean-Louis Borloo.