Europe-Ecologie : la primaire en juin

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Europe-Ecologie : la primaire en juin
Le probable candidat Nicolas Hulot sera départagé d'avec Eva Joly, candidate déclarée, à la fin du mois de juin.@ MAXPPP
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Les militants désigneront leur candidat les 24 juin et 9 juillet. Ce calendrier déplaît aux pro-Hulot.

Cette fois, c’est sûr. Le candidat écologiste pour la présidentielle de 2010 sera désigné en juin par correspondance et sur internet pour des résultats le 24 juin ou le 9 juillet, en cas de 2e tour. Ainsi en a décidé dimanche le parlement d’Europe-Ecologie-Les-Verts, après plusieurs semaines d’un flou artistique sur le sujet. En janvier, les délégués EELV avaient en effet déjà voté pour un scrutin en juin après avoir validé dans un premier temps une date en septembre. Le corps électoral a été ramené aux seuls adhérents et "coopérateurs" (sympathisants non adhérents) et à ceux qui le deviendront d'ici là, moyennant une cotisation de 20 euros.

Ce choix de l’été fait d’ores et déjà grincer des dents. Celle des proches de Nicolas Hulot, probable candidat, et qui aurait préféré une désignation en septembre pour une campagne plus courte. L’entourage d’Eva Joly privilégiait le mois de juin pour être prêt avant le Parti socialiste et s’installer dans le paysage politique. Cette deuxième option a été choisie. "Ç’aurait été mieux sans doute qu’on fasse un peu plus large", regrette au micro d'Europe 1 le député Yves Cochet. "Là ça a été refusé, c’est un peu dommage. Mais ce n’est pas un vote fermé. On a encore quelques mois pour que les gens deviennent par exemple coopérateur. Ça ne laisse pas beaucoup de temps, c’est pour ça que j’étais plutôt favorable à septembre."

"Totalement irresponsable"

Christophe Rossignol qui défendait lui aussi la date de septembre et la candidature Hulot, a jugé "totalement irresponsable" le choix du Conseil fédéral, soulignant que "tout va se mélanger" en juin entre la primaire et le congrès (3-5 juin) à La Rochelle. "On ne peut pas avoir fait tout ça depuis des années pour arriver à un parti qui se referme sur lui-même et se regarde le nombril", a réagi de son côté l'eurodéputé Jean-Paul Besset, proche de Nicolas Hulot, visiblement très énervé à l'issue du vote. L’élu a affirmé que son camp souhaitait "réfléchir" avant de "tirer des conséquences".

Dans l’autre camp, on tente de calmer le jeu. Jean-Vincent Placé, membre de la direction EELV qui soutient Eva Joly, a dit qu'il allait lancer "un message à Nicolas Hulot" : "il faut qu'il participe à ce débat", ce vote n'est "pas de la défiance contre lui", a-t-il affirmé. Le principal intéressé devrait lui faire part de ses intentions le 11 avril prochain.