Estrosi règle ses comptes

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Estrosi règle ses comptes
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Le ministre est revenu sur l’affaire de ses logements de fonction et dénonce les "imbéciles malveillants".

Le ministre délégué à l’Industrie Christian Estrosi a publié vendredi sur son site internet un texte qui esquisse un premier bilan de la polémique sur ses deux logements de fonction, lancée par le journal Le Canard Enchaîné. Intitulé "Ce que je retiens", le texte revient sur les visites très médiatiques de ses appartements, dont il tire un bilan amer.

"Une horde de cameramen" dans son logement

Le texte débute par un rappel amer de la visite de journalistes dans ses logements de fonction, visite néanmoins effectuées sur invitation du ministre. S’il ne regrette pas le choix "de la transparence", Christian Estrosi a néanmoins l’impression d’avoir été obligé de dévoiler une partie de son intimité : "les mêmes qui parlent de coup de com auraient hurlé au secret injustifiable si je n’avais choisi le chemin de la démonstration par l’image du réel".

"Faut-il vous dire comme il m’a paru saugrenu et dérisoire de contempler tous ces journalistes, au nom de la liberté de la presse, ouvrir les placards de ma fille, filmer mes costumes, s’attarder sur les cravates, investiguer mes lectures et prendre sous toutes les coutures d’impérissables images de la cuvette de mes toilettes", regrette-t-il.

"Une intention de nuire par principe

Christian Estrosi en profite aussi pour régler ses comptes avec certains journalistes, en particulier Didier Porte, accusé d’avoir insulté sa fille dans une chronique sur France Inter : "L’opération politique montée contre moi ayant échoué alors les petits Porte, scribouillards de l’insulte tentent de prendre le relais en épargnant rien ni personne. Ils croient sans doute achever le travail, ils n’achèvent en réalité que leur long parcours vers le discrédit et la honte".

"Dans cette catégorie, si les imbéciles malveillants volaient, M Porte, serait sans doute chef d’escadrille", dénonce-t-il. Et le ministre de conclure que "la haine en guise de talent n’est jamais un bon programme. Cela vaut pour les politiques mais aussi pour ceux qui ont fait profession de les traîner dans la boue".

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