Estrosi parle d'une "agression terroriste" à Nice

  • A
  • A
Partagez sur :

INTERVIEW E1 - Le maire UMP de Nice estime que la DGSI manque de moyens juridiques pour lutter contre les terroristes présumés..

L'INFO. Nice connait des heures douloureuses, après l'agression de militaires par Moussa Coulibaly. Le maire de la Ville, Christian Estrosi, l'invité d'Europe 1 jeudi matin, a tenu à réconforter ses administrés : "je voudrais qu'ils soient rassurés par toutes les dispositions que nous avons prises. C'est une agression terroriste - il appartiendra à la cellule anti-terroriste de la qualifier – mais moi je l'appelle comme ça. Pour avoir du des images sur le film vidéo du centre de surveillance urbain de la ville de Nice, cela démontre que cela répondait à un appel lancé par l'Etat islamique quelques heures avant."

>> LIRE AUSSI - Nice : Moussa Coulibaly exprime sa haine des juifs et des militaires

"Il faudra élargir le délit". Interrogé sur Moussa Coulibaly, qui "quelques jours avant a tenté de se rendre en Turquie, refoulé à la demande des services français", Christian Estrosi a rejeté l'idée d'une faute de la DGSI. "De manière très professionnelle, elle suivait cet individu, comme d'autres, mais elle a manqué de moyens de qualification juridique. Il faudra élargir le délit. C'est pour cela que je vais déposer cette semaine une proposition de loi à l'Assemblée nationale.

>> LIRE AUSSI - Qui est Moussa Coulibaly, l'agresseur des trois militaires de Nice ?

"On le voit en compagnie de quelqu'un." Alors que la ville de Nice est truffée de caméras de surveillance, Christian Estrosi a été interrogé sur d'éventuelles complicités dont aurait pu bénéficier Moussa Coulibaly : "grâce à mon réseau de vidéosurveillance, le plus développé de France - une caméra pour 260 habitants, contre une pour 2.000 à Paris -, on a réussi à remonter le film entre le moment où il descend de la rame de tramway pour s'attaquer à des militaires jusqu'au au moment où il a embarqué quatre stations plus haut, où on le voit en compagnie de quelqu'un. Nous avons donc mis à disposition des autorités ces images. Ils ont interpelé cet individu, qui a été relâché hier soir."

>> Retrouvez l'intégralité de cet entretien en vidéo :



Estrosi : "Il y a des centaines voir  des...par Europe1fr