Eric Ciotti : "Les socialistes sont des embrouilleurs"

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POLITIQUE - Sur Europe 1, Eric Ciotti (Les Républicains) a dénoncé le bilan du gouvernement sur la question de l'emploi. Il a rejeté tout "faux-procès" à François Rebsamen, sur le départ.

INTERVIEW

François Rebsamen quitte le ministère du Travail pour redevenir maire de Dijon. Invité d'Europe 1, le député Les Républicains Eric Ciotti n'a pas versé de chaude larme à l'idée de voir l'ex-sénateur de Côte d'Or quitter la rue de Grenelle.

De la démission du ministre, Eric Ciotti retient avant tout l'imbroglio autour de la date de son départ. S'il a d'abord avancé la date du 9 septembre, François Rebsamen communique aujourd'hui sur la date du 19 août. "Je ne vois pas trop de clarté dans ces explications : la date de son départ est aussi peu claire que les méthodes de comptabilisation du chômage", tance Eric Ciotti.





Pas de "grande trace" laissée par Rebsamen ? Ciotti reprend à son compte la "stupéfaction" de Nicolas Sarkozy sur la "manipulation invraisemblable des chiffres du chômage. Dans les colonnes du Parisien, François Rebsamen répond à l'ancien Président en qualifiant cette sortie de "polémique politicienne pur tenter de gagner quelques voix à l'extrême-droite". "Nous n'avons pas du tout modifié les règles de calcul", tranche le ministre.

Sur Europe 1, Eric Ciotti a lancé que François Rebsamen n'allait pas laisser "une grande trace" au ministre du Travail, qualifiant l'homme de "ministre du Chômage". Sur la question des chiffres du chômage, le député des Alpes-Maritimes a tenu à insister : il y aurait une "sorte d'enfumage du gouvernement", de la part de socialistes qui seraient "des embrouilleurs", en peine avec "la vérité", "à l'image du premier d'entre eux, le président de la République, qui a tellement menti pendant sa campagne électorale."











Pas de "faux-procès" à Rebsamen. Interrogé par Patrick Roger à 8h20, Eric Ciotti a été interrogé sur les idées de François Rebsamen, et notamment sur le contrôle des chômeurs. "Il en a parlé, mais l'a-t-il fait ?", a regretté Eric Ciotti, avançant le chiffre d'un million de chômeurs supplémentaires depuis 2012, dans une Europe où l'emploi repartirait à la hausse. "C'est le bilan socialiste, ce n'est pas celui de M. Rebsamen, je ne lui ferai pas ce faux-procès : c'est celui du président de la République qui porte cette responsabilité", a conclu le député.