Eric Besson : "il faut clarifier la politique d’asile"

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Eric Besson : "il faut clarifier la politique d’asile"
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"La France est généreuse en matière d’asile mais il faut harmoniser certains points", a déclaré le ministre de l’Immigration et de l’Intégration lundi sur Europe 1.

"Ma préoccupation majeure aujourd’hui, c’est la protection de l’espace Schengen", a déclaré Eric Besson lundi matin sur Europe1. "La France est généreuse en matière d’asile mais il faut harmoniser certains points", a ajouté le ministre de l’Immigration et de l’Intégration au micro d’Aymeric Caron.

Choqué par l’affaire de mars 2007, où un sans papier avait été interpellé alors qu’il venait chercher son fils à la sortie de l’école, Eric Besson a précisé que "la police ne peut pas interpeller quelqu’un à la préfecture, à l’hôpital, ou encore à la sortie d’une école", ajoutant qu’il " faut remettre de l’ordre dans la politique d’asile de la France".

Interrogé sur le délit de solidarité, le ministre de l’Immigration a déclaré : "il n’existe pas". Les associations humanitaires "en ont pris acte" a-t-il affirmé ajoutant que "l’idée que quelqu’un puisse prendre un mineur étranger isolé, l’amener chez lui et ensuite le laisser est une idée insupportable en France".

L'interview en intégralité :

La santé du chef de l’Etat, est le centre des conversations depuis son malaise de dimanche. "Je ne l’ai pas eu directement mais il va bien, il a même travaillé avec certains d’entre nous dès hier soir [dimanche soir]", a précisé Eric Besson. "J'ai dû faire trois footings avec lui. C’est un vrai sportif qui court une heure précise. Il a une espèce d’énergie farouche qui le mobilise dans toutes ces actions mais je ne crois pas qu’il en fasse trop", a analysé le fondateur du Parti Progressiste.

Au sujet du Parti progressiste, Eric Besson précisé qu’il comptait "entre 700 et 800 membres", ajoutant, "c’est un parti venu de gens de gauche qui ont décidé de soutenir le président et le premier ministre". Cet ancien élu socialiste ne cherche pas à créer un parti de masse. "C’est une structure de réflexions et d’actions qui veut apporter sa contribution au gouvernement", a-t-il précisé.

De retour du Brésil, Eric Besson a rappelé l’importance de la lutte contre l’orpaillage, la recherche d’or dans des mines à ciel ouvert et a dénoncé "l’esclavagisme dont souffrent ceux qui y travaillent", ajoutant que "les femmes sont par ailleurs victimes de proxénétisme". De nouveau au Brésil le 7 septembre avec le chef de l’Etat pour la fête de l’indépendance du pays, Eric Besson "espère signer un accord pour mettre fin à ce système".