Enquête sur le financement d'un meeting de Sarkozy

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Enquête sur le financement d'un meeting de Sarkozy
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JUSTICE - Une enquête a été ouverte sur le financement d'un meeting de Nicolas Sarkozy, à Toulon en 2011.

L'INFO. La campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy continue de faire parler. Après le rejet des comptes de l’ancien président par le Conseil constitutionnel, c’est désormais la justice qui se penche sur l’un de ses meetings. Selon une source proche du dossier, une enquête a en effet été ouverte sur le financement d'un meeting de Nicolas Sarkozy, à Toulon en 2011.

Un meeting de candidat et non de président. Cette réunion publique a eu lieu le 1er décembre 2011, soit cinq mois avant la présidentielle. Devant 5.000 personnes, le président Sarkozy s'était alors employé à conjurer la "peur" de la crise économique. Il ne briguait pas encore officiellement un second mandat, puisqu'il avait attendu la mi-février 2012 pour formaliser cette candidature. Or, dans son compte de campagne, Nicolas Sarkozy n'avait pas inscrit un seul euro dépensé avant cette entrée en lice officielle dans la course à l'Elysée. Ceci avait été épinglé en décembre 2012 par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) en rejetant les comptes de Nicolas Sarkozy. La CNCCFP avait été suivie dans son analyse quelques mois plus tard par le Conseil constitutionnel, en ce qui concerne notamment le meeting de Toulon.

Dans leur décision du 4 juillet 2013, les Sages avaient estimé que cette réunion publique ne pouvait être regardée comme s'inscrivant dans "l'exercice du mandat présidentiel" du chef de l'Etat. Ils insistaient sur "l'implication de l'UMP dans cette manifestation", sur "l'ampleur du public convié, comprenant notamment des adhérents et sympathisants de l'UMP", sur les "modalités d'aménagement des locaux" et les "moyens de communication déployés". 

Un écolo à la baguette. Lancée début octobre, cette enquête préliminaire fait suite à un courrier adressé l'été dernier par le militant écologiste grenoblois Raymond Avrillier, qui dénonçait de possibles faits de "détournement de fonds publics" en marge de la campagne présidentielle de l'ancien chef de l'Etat.

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