Revivez la première interview télévisée du président Macron

  • A
  • A
Revivez la première interview télévisée du président Macron
@ PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP
Partagez sur :

Pour la première fois depuis son accession à l’Elysée, le chef de l’Etat renoue avec la tradition des interviews télévisées dimanche soir. Dans un contexte de tension sociale et d’impopularité grimpante.  

Suivez le live
Cette page s'actualise automatiquement
21h37
Le 15 octobre 2017
Ce live est désormais terminé. Merci de l'avoir suivi !
21h23
Le 15 octobre 2017
Assez logiquement également, l'opposition a détesté l'intervention du président. Qui a fait preuve de "mépris" pour Eric Coquerel, député France Insoumise.
 

21h21
Le 15 octobre 2017
Sans surprise, après la fin de cette interview, les déjà convaincus par Emmanuel Macron le sont toujours, voire plus. Christophe Castaner loue "un discours clair, un cap ambitieux, une vision précise". 
21h16
Le 15 octobre 2017
"Il y aura des résistances mais en France, en Europe et à l'international, je continuerai au même rythme et avec la même détermination. C'est cela le mandat que le peuple français m'a donné." Voilà qui résume bien la tonalité de l'interview d'Emmanuel Macron, qui assoit sa légitimité sur son élection et ne cède pas un pouce de terrain à ses détracteurs.
21h11
Le 15 octobre 2017
Place maintenant aux questions internationales. Emmanuel Macron défend la poursuite des relations avec les Etats-Unis. "Je parle constamment au président américain parce que c'est mon devoir", explique-t-il, tout en reconnaissant des "désaccords", notamment sur le climat. "Donald Trump veut durcir les choses avec l'Iran. Je lui ai expliqué que c'était une mauvaise méthode."
 
De fait, Donald Trump a décidé de ne pas certifier l'accord iranien sur le nucléaire, estimant que le pays ne donne pas suffisamment de garanties. 

La décision de Trump, un danger pour l'accord nucléaire iranien ?

INTERNATIONAL - Le pouvoir de rétablir les sanctions à l'encontre de l'Iran appartient désormais au Congrès et non au président américain. 
21h06
Le 15 octobre 2017
Le président de la République parle maintenant de la PMA pour les couples de femmes. "Il est normal de reconnaître ce droit aux femmes seules et aux couples de même sexe", affirme-t-il. Mais "le politique ne doit pas imposer un choix en brutalisant les consciences. Je cherche à établir un débat de manière apaisée" sur le sujet en 2018. 
 
Une avancée plus que prudente qui doit lui permettre de trancher avec ce qu'avait fait son prédécesseur. Lorsqu'il était candidat, Emmanuel Macron avait regretté qu'à l'Élysée, François Hollande n'ait pas suffisamment écouté les pourfendeurs du mariage pour tous. Il l'avait confié à L'Obs dans une interview qui avait suscité un tollé. 
21h02
Le 15 octobre 2017
Actualité récente oblige, Emmanuel Macron confirme que l'État français veut prendre une mesure symbolique contre le producteur Harvey Weinstein, accusé de faits de harcèlement, d'agressions sexuelles et de viols. "J'ai engagé la démarche pour lui faire retirer sa Légion d'honneur. Je souhaite, comme ses actes manquent à l'honneur, que nous en tirions toutes les conséquences."
 
"Il est bon que les langues se délient mais ce qui rajoute de la blessure à la blessure, c'est le silence, le tabou", poursuit Emmanuel Macron. "Nous allons lancer un changement de l'organisation de notre police. Cette police de sécurité du quotidien aura comme priorité la lutte contre le harcèlement, en particulier dans les transports." Le chef de l'État veut une "procédure plus simple" en cas de harcèlement de rue et "donner la possibilité aux forces de l'ordre" de verbaliser immédiatement.
20h54
Le 15 octobre 2017
"Cela ne faisait pas partie de mes engagements de campagne car c'était une mesure d'urgence." Sur la baisse des APL de cinq euros, Emmanuel Macron reconnaît une (mauvaise) surprise pour les étudiants. Mais ne l'assume pas moins. "À chaque fois qu'on a augmenté l'APL, les loyers ont augmenté", se justifie-t-il. Des réformes en faveur du pouvoir d'achat des étudiants doivent par ailleurs être annoncées dans les semaines à venir.
20h51
Le 15 octobre 2017
Gilles Bouleau interroge le président sur la hausse de la CSG qui va toucher les retraités (ces derniers ne bénéficiant pas, de fait, de la baisse de cotisations sociales pour compenser). Emmanuel Macron se défend en expliquant que les retraités vont voir leur taxe d'habitation baisser, puis éventuellement disparaître complètement. "Cela compensera ce 1,7 point de CSG", assure-t-il. "À la fin de l'année prochaine, hormis pour les plus aisés, ce sera déjà compensé."
20h47
Le 15 octobre 2017
Interrogé sur sa refonte de l'ISF et l'appellation de "président des riches" qui lui colle à la peau, Emmanuel Macron fustige une nouvelle fois les "passions tristes" de certains. "Je ne crois pas à la jalousie française qui consiste à dire que les gens qui réussissent doivent être taxés. Les gens qui réussissaient sont partis", estime-t-il. "Je veux qu'on célèbre ces réussites. Si on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c'est toute la cordée qui s'effondre."
 
En contrepartie, Emmanuel Macron estime que les plus aisés doivent contribuer à redresser le pays. "Nous n'y arriverons pas si nous ne facilitons pas l'investissement dans l'économie française. Je me suis engagé à ce que ceux qui réinvestissent ne soient pas taxés. La condition pour ne plus être à l'ISF, c'est d'investir."
20h40
Le 15 octobre 2017
Le président de la République aborde sa future réforme de l'assurance chômage, qui doit permettre aux salariés de toucher des indemnités lorsqu'ils démissionnent. Une mesure qui pourrait se révéler très coûteuse. "C'est réaliste", assure le chef de l'État. Selon lui, cela évitera d'autres dépenses, notamment des attaques aux prud'hommes, des arrêts maladies posés par des salariés démotivés, etc. "Mais la contrepartie, c'est que nous allons renforcer les contrôles", explique-t-il.
 
Notre journaliste économie Clément Lesaffre avait résumé les objectifs de l'exécutif en matière d'assurance-chômage ici :

Ce que Macron veut faire sur l’assurance-chômage

ÉCONOMIE - Après la réforme du code du travail, Emmanuel Macron s’attaque à l’assurance-chômage. La plupart des mesures font consensus mais l’approbation des syndicats n’est pas gagnée.
20h34
Le 15 octobre 2017
Autre gros volet de la politique économique et sociale d'Emmanuel Macron, la formation revient sur la table. Le chef de l'État rappelle qu'il veut investir "15 milliards d'euros pour former les plus jeunes, les chômeurs de longue durée" et que ces initiatives doivent être décisives dans la lutte contre le chômage.
20h32
Le 15 octobre 2017
L'un des points clefs du programme d'Emmanuel Macron concernait l'apprentissage. Le président promet de créer "une vraie reconnaissance du rôle du maître d'apprentissage", mais aussi de rapprocher les branches professionnelles des contenus pédagogiques, afin de vérifier l'adéquation de la formation et des besoins des entreprises.
20h30
Le 15 octobre 2017
Depuis le début de l'interview, Emmanuel Macron se montre ferme, rappelant à de nombreuses reprises qu'il a été élu et a donc les mains libres pour entreprendre ses réformes. Son axe de défense, résumé par sa formule "je fais ce que j'ai dit", est clair : sa politique correspondant à ses promesses de campagne, elle est légitimement mise en oeuvre après son élection. C'est en partie vrai, notamment sur les ordonnances. En revanche, d'autres mesures n'avaient pas été annoncées, ou pas précisément, notamment le projet de loi antiterroriste.
20h27
Le 15 octobre 2017
Le chef de l'État défend ses ordonnances visant à réformer le Code du travail. "Les ordonnances sont en oeuvre, les décrets seront pris en totalité d'ici à la fin de l'année", assure-t-il. "Ces ordonnances permettent de s'adapter à la réalité économique par le dialogue social. Je n'ai jamais vu une entreprise en bonne santé sans dialogue social."
 
Selon Emmanuel Macron, la "rigidité" du code du travail français entraînait jusqu'ici des difficultés à l'embauche, ou l'embauche sous contrats précaires, notamment des intérimaires. Deux écueils que les ordonnances permettront d'éviter, selon lui.
20h23
Le 15 octobre 2017
Les journalistes passent aux questions de fond, en parlant du chômage. Emmanuel Macron refuse un temps de se donner un délai pour faire baisser le chômage. "Cela ne se décrète pas", assène-t-il, avant de finalement céder. Selon lui, les résultats de sa politique économique seront visibles d'ici "un an et demi, deux ans".
20h19
Le 15 octobre 2017
"Quand on sort un mot du discours, et c'est le lot de l'information en continue, du tweet, on peut tout faire dire", poursuit Emmanuel Macron, toujours interrogé sur sa communication et l'emploi de certains termes. "Je suis indifférent à tous les commentaires et les critiques. On n'occupe pas cette fonction si on regarde tous les matins l'opinion publique. Par contre, je ne voudrais pas que le moindre de nos concitoyens croit que je n'ai pas pour lui du respect. Mais je ne suis pas dans une forme de complaisance avec le réel."
20h13
Le 15 octobre 2017
Interrogé sur son emploi des mots "fainéants", "cyniques" ou de "ceux qui foutent le bordel", Emmanuel Macron se défend d'avoir utilisé des termes clivants. "Ceux que je visais [en parlant des fainéants] sont ceux qui ont considéré pendant des années qu'on pouvait ne plus réformer la France et l'Europe." 
 
Le président nie également faire preuve de mépris de classe. "J'ai toujours essayé de dire les choses et de m'approcher d'une forme de vérité. Donc, je nomme. Je l'ai fait à plusieurs reprises, y compris quand j'ai parlé "d'illettrées" [il était alors ministre de l'Économie et visait des ouvrières de l'entreprise Gad]. Je n'ai jamais cherché à humilier. Je continuerai à dire les choses, à parfois m'emporter quand je discute avec les citoyens. J'assume totalement ce qui a été dit. Quand on dit cela, on n'agresse pas, on n'invective pas. Mais je peux malgré tout dire les choses."
20h09
Le 15 octobre 2017
Emmanuel Macron se défend d'exercer le pouvoir de façon très centralisée. "Les décisions stratégiques sont prises par le président de la République parce qu'il a reçu un mandat des Françaises et des Français", explique-t-il. "Mais les arbitrages du quotidien sont pris par le Premier ministre. Le Parlement propose, légifère et change les lois." Pas question, donc, de faire de l'ombre à son gouvernement.
20h06
Le 15 octobre 2017
L'interview d'Emmanuel vient de commencer, avec une question sur son style présidentiel et sa communication. "J'ai pris la décision de ne pas avoir une présidence bavarde", explique le chef de l'État. "Il faut que la parole présidentielle garde une solennité, il était nécessaire de revenir à certains usages."
19h19
Le 15 octobre 2017
L'interview de dimanche soir s'annonce semblable à un jeu d'équilibriste pour Emmanuel Macron. Celui-ci devra en effet affirmer à la fois sa détermination sur les réformes, même les plus contestées, tout en se montrant à l'écoute des déçus et des mécontents. Mais c'est sur son image que le chef de l'État est le plus attendu. Sa communication a été parfois perçue comme brutale et méprisante, notamment lorsqu'il a fustigé les "fainéants", parlé de "ceux qui ne sont rien" ou encore "ceux qui foutent le bordel". Le président devra convaincre, comme il l'a expliqué à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, qu'il n'est "pas arrogant". 
 


19h17
Le 15 octobre 2017
Emmanuel Macron le sait : cette intervention télévisée, la première depuis son élection, sera décisive. Il s'est donc préparé avec soin, comme le raconte le JDD. C'est entouré de son porte-parole Bruno Roger-Petit, sa conseillère en communication Sibeth NDiaye, le secrétaire général de l'Élysée Alexis Kohler et le conseiller spécial Ismaël Emelien que le chef de l'État a travaillé, ce week-end.
18h33
Le 15 octobre 2017
Pour répondre à ceux qui l'accusent de mener une politique trop à droite et enrayer sa baisse dans les sondages, Emmanuel Macron fait dimanche soir sa première grande interview télé, sur TF1 et LCI. Le président sera interrogé dans son bureau de l'Elysée par David Pujadas, Anne-Claire Coudray et Gilles Bouleau. Au menu : style présidentiel, politique économique et sociale, action internationale. 
 
EN DIRECT

Adepte d’une nouvelle forme de communication depuis son arrivée à l’Elysée en mai dernier, Emmanuel Macron a finalement sacrifié à la tradition de la longue interview télévisée, dimanche soir sur TF1 et LCI. Avec un double objectif : répondre à ceux qui l’accusent d’être le "président des riches", et ainsi enrayer une baisse dans les sondages, essentiellement due à la déception des électeurs de gauche qui ont contribué à le porter au pouvoir.

Pendant plus d'une heure, Emmanuel Macron a justifié son style présidentiel, après plusieurs propos polémiques. Mais aussi défendu ses réformes, y compris les plus polémiques comme les ordonnances portant sur le Code du travail ou la réforme de l'ISF. De bout en bout, le chef de l'État a martelé qu'il "assumait" tout, tant sur le fond que sur la forme.