Revivez la " matinale spéciale présidentielle" avec Benoît Hamon

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VIDÉOS - Le candidat socialiste était l’invité spécial d’Europe 1 vendredi matin. Il a répondu aux questions de Thomas Sotto, Fabien Namias et Natacha Polony.

L'ESSENTIEL

Après François Fillon et Jean-Luc Mélenchon la semaine dernière, c’était au tour de Benoît Hamon d'être l'invité vendredi de la Matinale spéciale présidentielle de 7h30 à 9 heures, où il a répondu aux questions de Thomas Sotto, Fabien Namias et Natacha Polony, avant de rire avec la Revue de presque de Nicolas Canteloup.

Ce qu'il faut retenir :

  • Benoît Hamon "n'attendait rien" de Jean-Yves Le Drian mais critique sa décision de rallier Emmanuel Macron

  • Face aux ralliements de nombreux membres du PS à Emmanuel Macron, il reste amer : "Je ne m'attendais pas à autant de trahisons"

  • François Hollande peut-il soutenir le socialiste ? "Je ne sais pas ce qu'il fera et ce n'est pas à moi de le dire", esquive le vainqueur de la primaire

#Socialisme : Jean-Yves Le Drian est-il toujours socialiste, comme il le déclare à Ouest-France, malgré son ralliement à Emmanuel Macron ? "Est-ce qu'on peut être socialiste et favorable à la suppression de l'ISF, à la suppression de 120.000 fonctionnaires ?" Selon lui, il est d'un "socialisme si nuancé car il nous éloigne" de l'histoire du PS... Il y a des gens qui ne croient plus en grand-chose. Le ministre de la Défense a opposé la nécessité de faire barrage au Front national : "Voilà, parlons de calculs politiques, pas de socialisme", a-t-il vivement critiqué. 

#LeDrian : "Je ne m'attendais pas à autant de trahisons", a observé Benoît Hamon, après une semaine qui a vu Jean-Yves Le Drian, Barbara Pompili et Thierry Braillard rejoindre Emmanuel Macron. "D'abord il y a le respect des principes. La logique, c'est qu'on respecte le vainqueur de cette élection. On oublie jusqu'au principe le plus élémentaire." Mais il ne s'avoue pas déçu du choix du ministre de la Défense : "Je ne lui en veux pas car je n'attendais rien de lui", rétorque-t-il cinglant. Interrogé sur une éventuelle exclusion du PS, il a déclaré qu'il n'était pas "le grand inquisiteur".


http://www.dailymotion.com/video/x5fzd3i_ralliements-a-macron-je-ne-m-attendais-pas-a-autant-de-trahisons-deplore-hamon_news" target="_blank">Ralliements à Macron : "Je ne m'attendais pas à...par http://www.dailymotion.com/Europe1fr" target="_blank">Europe1fr

#Hollande : Pour l'heure, le président de la République n'a pas pris position en faveur d'Emmanuel Macron ou de Benoît Hamon, ses anciens ministres. De son côté, le socialiste botte en touche sur un éventuel soutien du chef de l'État : "Je ne sais pas ce qu'il fera et ce n'est pas à moi de le dire." En face, les proches de François Hollande sont divisés sur ce soutien.

#CampagneDifficile : Non, Benoît Hamon ne pense pas au retrait alors que sa campagne s'enlise, a-t-il confié sur Europe 1. "Je n'ai pas l'habitude d'être impressionné par l'air du temps. Je suis un combattant. Je ne renonce pas à ce que la gauche gouverne et transforme", a réaffirmé le socialiste.

#Économistes : Le projet économique de Benoît Hamon est-il crédible ? "J'essaye d'être sérieux, je me suis entouré d'économistes très sérieux", se vante le socialiste, qui cite les spécialistes qui l'entourent : Julia Cagé, Pierre-Alain Muet, Thomas Piketty… "Qui va contester que ces économistes sont sérieux ? En tout cas, Thomas Piketty a quelques lettres de noblesse un peu supérieures aux commentateurs habituels de l'économie en France, non ? (…) J'observe que d'autres se targuent d'avoir des conseillers qui sont ceux qui depuis 20 ans font des politiques libérales, conseillent de faire de l'austérité, conseillent de faire la rigueur et on a quoi ? Plus de pauvreté, plus de chômage, plus d'inégalités." Dans son viseur, son concurrent Emmanuel Macron, qui est notamment conseillé par l'économiste libéral Jean Pisani-Ferry.

Entendu sur Europe 1
François Fillon n'est pas victime de quoi que ce soit

#Fillon : Benoît Hamon n'est pas étonné par la sortie de François Fillon sur le présumé "cabinet noir" de l'Élysée : "Je pense que c'est un grand classique des responsables politiques qui sont mis en cause de parler d'une machination. Ils ont la chance d'avoir les médias pour les écouter." Selon le socialiste, "il n'est pas victime de quoi que ce soit" et "il est temps qu'il découvre ce qu'est la justice ordinaire".

#Patrimoine : Benoît Hamon s'accomode bien de la déclaration de patrimoine à laquelle les candidats à la présidentielle ont dû se soumettre : pour lui, c'est "intrusif mais nécessaire". Sur le sujet plus large de l'éthique, le socialiste est favorable à la fin de l'immunité parlementaire. Et, quand un Premier ministre compose le gouvernement, ses membres devraient être en quelque sorte "validés" par le Parlement pour s'assurer "qu'il n'y a pas de conflits d'intérêts".

#Sécurité : Pour Benoît Hamon, enfin, "la question se pose" de savoir s'il faut prolonger l'état d'urgence : "Il a permis de démanteler des cellules terroristes. Depuis, nous avons légiféré. Mais je comprends que ce symbole soit difficile à manipuler en campagne électorale." Il préfère présenter des "mesures concrètes"  pour la sécurité, comme le renforcement du renseignement territorial ou un fichier recensant les voyageurs du train sur le modèle du PNR aérien.


http://www.dailymotion.com/video/x5fzic5_benoit-hamon-la-question-du-maintien-de-l-etat-d-urgence-se-pose_news" target="_blank">Benoît Hamon : la question du "maintien" de l...par http://www.dailymotion.com/Europe1fr" target="_blank">Europe1fr