Emmanuel Macron en meeting à Lille : "mois après mois, la vague a grandi"

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L'ancien ministre de l'Economie tenait son deuxième grand meeting de campagne, samedi, au Zénith de la capitale des Hauts-de-France.

Emmanuel Macron creuse son sillon à Lille. L'ancien ministre de l'Economie tenait son deuxième grand meeting de campagne, samedi, au Zénith de la capitale des Hauts-de-France. Devant plus de 4.000 sympathisants, le candidat de "En marche" est revenu sur la dynamique de son mouvement, créé il y a neuf mois.

"Mois après mois cette vague a grandi". "A l'époque, nous n'étions peut-être pas 5.000. Mais nous avons fait un rêve ensemble : celui de lancer 'En marche' et de ne pas nous arrêter aux clivages, à tous ce qui jusqu'ici bloquait le pays, aux vieilles habitudes, aux corporatismes. Ce rêve, vous étiez des millions à le faire", a lancé Emmanuel Macron devant une foule conquise. Le candidat, troisième homme des intentions de vote, selon les sondages, assure qu'il ne va pas s'arrêter là. "Mois après mois cette vague a grandi. Ce mouvement s'est renforcé et vous êtes là, ce soir, parce que ce rêve n'était pas une folie. C'était une ambition extrême pour le pays, pour notre pays. Celle de travailler ensemble à un projet qui nous unis plutôt que de rester divisés sur nos petites différences". L'ancien président PS de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, et l'ancien président du Conseil économique, social et environnemental et ancien ministre de droite, Jean-Paul Delevoye, étaient présents pour l'occasion.

A force de croire obstinément à ses rêves on finit par imposer sa réalité

"Terre de combat". Revenant sur l'histoire ouvrière de ces "terres de combat", où se sont construits de haute lutte les "droits nouveaux" des travailleurs, Emmanuel Macron a appelé son auditoire à "être à la hauteur de cette histoire collective". "Jamais nous ne devons accepter celles et ceux qui, bafouant cette histoire, voudraient nous faire croire que notre avenir se construit dans l'enfermement, dans le repli, dans l'oubli. Jamais nous ne devons accepter le discours de ceux qui voudraient nous expliquer qu'il faut accepter le monde tel qu'il vient, s'adapter aux injustices, aux incohérences d'une mondialisation parfois devenu folle", a-t-il lancé. 

Souhaitant un "prompt rétablissement" à Martine Aubry, qui avait dit son "ras le bol" de ses idées libérales, il a rendu hommage à l'ancien maire de Lille Roger Salengro (1890-1936), qui "s'est battu contre l'extrême droite" et "en est mort", et a cité un autre maire de la capitale des Hauts-de-France, Pierre Mauroy: "A force de croire obstinément à ses rêves on finit par imposer sa réalité".

12.000 instituteurs en plus dans les ZEP. Un peu plus tôt, Emmanuel Macron avait présenté à la presse le volet éducatif de son programme présidentiel, creusant, une semaine après un déplacement à Nevers sur le thème de la santé, son sillon "social" dans cette terre de gauche. Le candidat à la présidentielle a notamment proposé de diviser par deux le nombre d'élèves dans les classes de CP et CE1 situées en zone d'éducation prioritaire, ce qui suppose de mettre devant les élèves 12.000 instituteurs en plus. Pour les financer, il compte sur la "correction des inefficacités du système actuel, notamment le coût du baccalauréat".

Le candidat entend aussi renforcer l'autonomie pédagogique des enseignants dans ces zones, et valoriser leurs salaires et leurs carrières. "Essayer de rattraper les inégalités de départ", c'est "une bataille fondamentale que mène l'école en particulier dans ces quartiers dits prioritaires".