DSK visé par une (nouvelle) plainte

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DSK visé par une (nouvelle) plainte
@ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Un ancien actionnaire de la société LSK attaque en justice pour "escroquerie", "abus de biens sociaux" et "faux"

Une affaire s'achève, un autre front s'ouvre. Blanchi dans l'affaire du Carlton de Lille, Dominique Strauss-Kahn est désormais visé par une plainte d'un ex-actionnaire de son ancienne société d'investissement luxembourgeoise en faillite LSK. Me Jean Veil, un des avocats de l'ex-patron du Fonds monétaire international (FMI), s'est refusé à tout commentaire.

"On veut que toute la lumière soit faite sur ce qui s'est passé". La plainte a été déposée le 30 juin à Paris par Jean-François Ott, ancien PDG de la société immobilière luxembourgeoise Orco Property Group, a précisé son avocat, Me Mathieu Croizet. Il affirme avoir souscrit l'été dernier, via sa société chypriote Roxannia, une augmentation du capital de LSK de 500.000 euros. Persuadé qu'on lui a présenté, en amont de cet investissement, une situation financière de LSK qui n'était pas conforme à la réalité, il a déposé plainte pour "escroquerie", "abus de biens sociaux" et "faux" contre les anciens administrateurs de LSK, parmi lesquels figure l'ancien ministre, a précisé Me Verdier.

"On veut que toute la lumière soit faite sur ce qui s'est passé", a déclaré Me Croizet. "Mon client a participé à l'augmentation de capital en raison de la présence de DSK dans cette société et des documents qui lui ont été proposés, or LSK aurait dû déposer son bilan dès mai 2014".

"Une série d'emprunts excessifs". LSK, dont Dominique Strauss-Kahn voulait faire un fonds spéculatif de 2 milliards de dollars, a été déclarée en faillite en novembre 2014, quelques semaines après le suicide à Tel Aviv de son fondateur et dirigeant, Thierry Leyne. DSK avait quitté la présidence de LSK quelques jours avant ce décès. L'ancien directeur général du FMI avait expliqué dans Le Parisien, le 30 octobre 2014, que son ex-associé "avait contracté une série d'emprunts excessifs". Il avait aussi admis qu'il était au courant de la "réputation contrastée" de son associé, mais expliqué avoir été attiré par le fait que l'homme d'affaires "avait fait dans le passé de très belles opérations".