Désaccords au PS sur les primaires

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Désaccords au PS sur les primaires
Michel Vauzelle a lancé une pétition déjà signée par 17.000 personnes.@ Reuters Philippe Laurenson
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Des voix au PS s'interrogent sur leur pertinence. Martine Aubry balaie les critiques.

La fronde prend de l'ampleur au parti socialiste où les partisans de l'annulation des primaires sont de plus en plus nombreux. A l'origine de ce mouvement, Michel Vauzelle qui a lancé une pétition déjà signée par 17.000 personnes. Pour le président socialiste de la région Paca, "le parti socialiste doit faire un effort de rassemblement en supprimant des primaires qui vont diviser".

Michel Vauzelle a estimé, jeudi matin, sur Europe 1 qu'en offrant le spectacle d'un parti qui se déchire à quelques mois de l'élection présidentielle, le PS "risque d'être sanctionné au moment du vote". Il pointe du doigt la montée du Front national : "On risque de nouveau d'avoir Sarkozy contre Le Pen comme il y a quelques années, ce qui serait un véritable cauchemar pour les Français".

Moscovici veut analyser leur pertinence

De son côté, disant tout haut ce que nombre de partisans de Dominique Strauss-Kahn pensent tout bas, Pierre Moscovici estime qu'il faudra sous peu analyser leur pertinence. "Il faudra que nous analysions la pertinence des primaires dans le contexte des mois à venir. Je continue de croire que si nous sommes capables de les aborder de manière mûre et collectivement, elles peuvent être une chance", dans un entretien à publicsenat.fr

"La situation est suffisamment grave pour que les socialistes fassent preuve de responsabilité. Personne ne comprendrait les chicayas ou les batailles d'égo", a renchéri un autre strauss-kahnien, Jean-Marie Le Guen.

Aubry balaie les critiques

D’autres, à l’image de Jean-Marc Ayrault ne veulent pas remettre en cause le principe mais regrettent le calendrier. "Je ne m'interroge pas. Je trouve que le calendrier est très long. Il a été décidé donc il faut l'assumer. Il ne faut pas toujours tout remettre en cause", estime le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

En déplacement dans la Loire, Martine Aubry a balayé ces critiques, estimant que les primaires restaient "bien sûr" utiles et seraient l'occasion d'une "formidable mobilisation des Français".La Première secrétaire garde son cap, les primaires n'auront pas lieu avant octobre.

De son côté, Harlem Désir, numéro 2 du Parti socialiste, a lui aussi appelé à maintenir les primaires, jeudi soir sur Europe 1. "Il faut que nous tenions le cap, face à cette opposition qui perd la boule", a-t-il insisté, avant d'ajouter : "Evidemment qu'il faut garder ces primaires : nous nous y sommes engagés, parce qu'elles donneront de la légitimité au candidat qui aura été désigné par des centaines de milliers de citoyens".