Delphine Batho quitte son logement social

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Delphine Batho quitte son logement social
Delphine Batho a renoncé à son HLM.@ MAXPPP
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La ministre déléguée à la Justice a indiqué vendredi avoir résilié le bail d'un logement intermédiaire.

La fin d'une polémique ? Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui a érigé l'exemplarité en maître-mot dans son gouvernement, a annoncé vendredi matin le déménagement de Delphine Batho, qui occupe un logement social de la ville de Paris. "C'est fait", a-t-il lancé sur France Inter.

Jeudi soir, Delphine Batho a elle-même assuré sur Twitter qu'elle avait "résilié le bail il y a plusieurs jours comme indiqué au lendemain de la campagne", renvoyant vers un chat avec les lecteurs du Monde.fr effectué le 9 mai.



"C'est pas trop tôt"

"On a dit que j'habitais une HLM, c'est faux. On a dit que je gagnais 22.000 euros par mois, c'est faux", répétait-elle alors, évoquant une "campagne de déstabilisation" à son encontre. Mais "maintenant que la campagne est terminée, je vais prendre les dispositions pour protéger la tranquillité de ma famille puisque mon adresse a circulé".

Porte-parole du candidat François Hollande durant la campagne, elle s'était défendue en mars d'habiter un logement social de la ville de Paris, affirmant louer au bailleur RIVP un logement "intermédiaire" et payer un surloyer.

Taubira promet "l'exemplarité"

Christiane Taubira, garde des Sceaux et sa ministre de tutelle, a promis "l'exemplarité", assurant même vendredi sur France Info que les membres du gouvernerment "seront tous irréprochables". L'histoire du logement de Delphine Batho a fait "le buzz", mais "ces buzz-là vont s'éteindre tous seuls", a-t-elle estimé.

La polémique sur le logement de Delphine Batho a été relancée jeudi par le collectif Jeudi Noir, qui milite pour le droit au logement. "La nouvelle ministre déléguée à la Justice ne saurait tarder à quitter le logement du bailleur social parisien (...) qu'elle occupe certes légalement mais qui, une fois libéré, sera attribué à une famille dans le besoin", a écrit le collectif dans un communiqué.

Cette annonce a également suscité une vague de commentaires sur le site de micro-blogging vendredi. "C'est pas trop tôt", "Honte à vous", "quelle éthique", se sont notamment indignés plusieurs "twittos".