Crise des réfugiés : Cazeneuve souhaite que "le visage de la France s'affirme"

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Crise des réfugiés : Cazeneuve souhaite que "le visage de la France s'affirme"
Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur, invité du Grand Rendez-vous de Jean-Pierre Elkabbach.
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Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur, est dimanche invité du Grand Rendez-vous, interrogé par Jean-Pierre Elkabbach.

INTERVIEW

Le visage de la France va-t-il changer avec l'afflux de réfugiés ? "Je ne souhaite pas que le visage de la France change, je souhaite que le visage de la France s'affirme. La France a toujours accueilli ceux qui étaient persécutés, torturés, emprisonnés. Et le message du gouvernement de la France est qu'il faut le faire. Mais le faire dans le cadre d'une politique globale, le faire en maîtrise", a répondu Bernard Cazeneuve dimanche, invité du Grand rendez-vous Europe 1 - Le Monde - ITélé.

"Après la réélection de François Hollande"... Bernard Cazeneuve a annoncé samedi que les communes mettant en place des dispositifs d'hébergement pour les réfugiés recevraient "1.000 euros par place" supplémentaire créée d'ici 2017. Pourquoi 2017 ? "On prend des engagements pour la durée du mandat qui nous a été assigné. Cela n'empêche pas qu'après la réélection du président Hollande, il n'y en aura pas d'autres", a répondu le ministre de l'Intérieur. François Hollande sera-t-il donc candidat ? "Je vous dis ma préférence, elle n'étonnera personne, et je vous dit l'adéquation entre les dispositions que nous prenons et le calendrier politique", a précisé le ministre.

1.000 euros par personne hébergée. Concernant l'aide, il s'agit d'une "aide forfaitaire" d'un montant de "1.000 euros par personne hébergée". "Par ailleurs, nous mettons d'autres dispositifs en place : nous mobilisons, pour ceux qui ont des logements privés et souhaitent accueillir des migrants, des dispositifs. Nous mettons en place un fonds d'investissements pour les collectivités [...] de l'ingénierie, de l'accompagnement social. L'Etat entend assumer sa responsabilité", a poursuivi le ministre.

Une allocation en attendant le statut. Bernard Cazeneuve a par ailleurs étayé l'action du gouvernement, pour accompagner les réfugiés une fois sur le sol Français. "Nous avons réduit considérablement la durée de traitement des demandes d'asile, de 24 à 9 mois. Deuxième point : les demandeurs d'asiles qui n'ont pas encore le statut de réfugiés bénéficient d'une allocation, de 11,45 euros par personne et par jour (pour ceux qui sont hébergés en Cada, commission d'accès aux documents administratifs, cela varie). Après neuf mois, nous leur permettons d'avoir un emploi", détaille le ministre.