Coucou, revoilà Royal

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Coucou, revoilà Royal
@ REUTERS
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Elle est invitée à déjeuner, mercredi, à l'Elysée, en tant que présidente de région.

Ségolène reçue par François sur le perron de l'Elysée. La présidente de la région Poitou-Charentes est invitée mercredi à déjeuner au palais présidentiel. Au programme, pas un tête à tête avec le chef de l'Etat mais une réunion de travail avec ses 21 collègues présidents de région. A l'ordre du jour : la peu glamour réforme des collectivités. Mais peu importe. Les photographes n'auront d'yeux que pour le président et son ancienne compagne.

En retrait depuis le mois de juin, Ségolène Royal signe un retour, au moins symbolique, sur la scène politique. Depuis sa défaite aux législatives qu'elle a vécu comme "un crash", et le tweet de soutien de Valérie Trierweiler à son rival, Olivier Falorni, qu'elle a qualifié de "choc", l'ancienne candidate à la présidentielle a volontairement pris le large. Loin du PS. Loin de l'Elysée.

Un été loin de ses camarades socialistes

En guise de cure d'éloignement, Ségolène Royal a décidé de "sécher" le Congrès de La Rochelle. Sans pour autant "couper" complètement. L'ancienne candidate à la présidentielle a tenu le discours d'ouverture à l'université d'été d'Europe Ecologie-Les Verts, à Poitiers, le 22 août. Puis, elle a fait un détour par Le Cap, en Afrique du Sud, pour assister au Congrès de l'Internationale Socialiste, pendant que ses camarades dissertaient à la Rochelle.

Ségolène Royal

© MAXPPP

Début septembre, Ségolène Royal signait son grand retour médiatique. Ses "confidences africaines", le 2 septembre, au Figaro, ont fait le tour des médias. Celle qui confiait alors "panser ses plaies", y évoquait son avenir. "Je ne vais pas entrer au couvent !", ironisait l'ancienne candidate à la présidentielle. "Arrêter ? C'est impensable. J'ai trente ans de vie politique. C'est ma passion", confiait-elle. Mais, disait-elle, "je ne veux pas qu'on parle d'un point de chute, c'est dégradant. Je n'ai pas besoin d'un lot de consolation".

Son avenir toujours en suspens

Depuis sa cuisante défaite, on l'a en effet pressentie partout : à la présidence de l'Association des régions de France, au poste de Martine Aubry ou encore à la tête de l’Internationale Socialiste. Pour l'heure, elle est toujours présidente de la région Poitou-Charentes. Rien de plus.

Ségolène Royal s'est laissé un à deux ans pour revenir dans l'arène. Que veut-elle faire ? Qu'est-elle prête à accepter ? Début septembre, sur Canal+,  Najat Vallaud-Belkacem, son ancienne protégée, aujourd'hui porte-parole du gouvernement, assurait : "on saura sans doute lui trouver une fonction, une responsabilité qui permette aux Français de continuer à bénéficier de son expérience". François Hollande a-t-il son idée ?