Copé : "L’heure est à se rassembler"

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Copé : "L’heure est à se rassembler"
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MINUTE PAR MINUTE - Revivez la journée de réactions à l'élection de Copé à la tête de l'UMP

# L'essentiel :

• Jean-François Copé a été proclamé officiellement lundi soir président de l'UMP avec 50,03% des voix.

• François Fillon a annoncé qu'il restait au sein de l'UMP, bien qu'il persiste à dire que le scrutin à été entâché d'irrégularités.

• Un premier cadre de l'UMP rejoint les rangs de l'UDI

# Les articles à lire :

• Zoom : Et maintenant, Copé a du boulot

• Témoignage :"L'UMP de Copé, j'en ai rien à faire"

• Décryptage :Quel avenir pour François Fillon ?


20h30 : C'est la fin de ce live ! Toute l'équipe d'Europe1.fr, qui a contribué à l'animer vous remercie de l'avoir suivi en notre compagnie.

20h25 : "on me prédisait à 10, 20, 30% des voix", dit Copé. Au lendemain de son élection à la présidence de l’UMP, Jean-François Copé était l’invité de TF1, mardi soir. "On me prédisait à 10, 20, 30% des voix, incapable de faire mieux. On a pris de haut la démarche que j’ai proposée aux militants. Vous comprenez que c’est d’abord à eux que je pense. Ils se sont mobilisés comme jamais et tous m’ont dit : ‘quelque soit le résultat, on sera rassemblé’." Le nouveau leader de l’opposition est également revenu sur les circonstances troubles de sa victoire : "Ceux qui évoquent des fraudes feraient bien d’être un petit attentif à ce qu’ils ont pu faire eux-mêmes. Il y a une commission qui a tranché de manière très clair. L’heure est désormais à se rassembler".

18h55 : "Naturellement, je reste au sein de ma famille politique", l'UMP. "Naturellement, je reste au sein de ma famille", a déclaré à la presse François Fillon mardi soir, soulignant qu'il n'avait pas été possible pour lui d'accéder à la présidence de l'UMP "pour toute une série de raisons (...) évoquées (lundi) soir et notamment des irrégularités", en sortant d'un pot dans son QG de campagne où il était venu pour saluer son équipe.

  18h15 : Pas de preuves de fraudes. Le président de la Cocoe, Patrice Gélard, a déclaré mardi que la fraude, dénoncée par les partisans de Jean-François Copé comme de François Fillon, n'a été "prouvée nulle part". "Il y a peut-être eu de la fraude à tel ou tel endroit. Elle n'a été prouvée nulle part (...) Anomalie ne signifie pas fraude", a déclaré à Public Sénat le sénateur de Seine-Maritime. "Quand on additionne les revendications de part et d'autre, on s'aperçoit que tout cela se neutralise", a-t-il ajouté.

>>  A LIRE AUSSI : Soupçons de fraudes à l’UMP

17h50. Fillon à Paris ? Le président de la Fédération UMP de Paris Philippe Goujon, soutien de François Fillon, plaide pour la candidature de son champion aux municipales à Paris. "François Fillon a recueilli une très large majorité à Paris (l'ancien Premier ministre y a rassemblé 58,50% des voix, Ndlr). Ce qui démontre qu'il y a une envie de Fillon à Paris. Il y a un rassemblement de beaucoup de Parisiens autour de lui", a-t-il déclaré. "Son implantation à Paris est réussie, comme on l'a déjà vu aux législatives", a-t-il ajouté.

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17h30 : Méhaignerie quitte l'UMP pour l'UDI. L'ex-ministre centriste Pierre Méhaignerie a annoncé mardi qu'il quittait l'UMP pour l'UDI de Jean-Louis Borloo. "Les valeurs et les convictions qui ont été celles de toute ma vie se sont exprimées au sein du CDS, puis de l'UMP. Aujourd'hui, elles ne peuvent plus s'exprimer dans l'organisation actuelle de l'UMP", écrit l'ex-vice-président du conseil national de l'UMP dans un communiqué de l'UDI.

16h30. Des élus déjà menaçants. Lionel Tardy, député de la 2ème circonscription de la Haute-Savoie, n'a pas digéré la défaite de François Fillon :





16h. Un droit d’inventaire. Le député UMP Pierre Lellouche, soutien de François Fillon, a souhaité mardi "un vrai débat sur la ligne politique du parti", y compris "sur les années écoulés". "J'ai demandé ce matin un droit d'inventaire depuis la création de l'UMP il y a dix ans" et "le pourquoi du comment de toutes les défaites depuis 2007", a expliqué le député de Paris.

15h45. Passe d'armes à l'Assemblée. Jean-François Copé et Jean-Marc Ayrault se sont livrés à une passe d'armes à l'Assemblée nationale, le premier décrivant l'élection de François Hollande comme un "immense malentendu". Réponse du Premier ministre : "Jean-François Copé, vous avez été élu dimanche président de l'UMP, je vous en félicite! Je vous en félicite, mesdames et messieurs les députés de l'UMP qui, j'ai remarqué, ne s'associaient pas totalement à ces félicitations", a-t-il ajouté.

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© MAXPPP

14h50. La gauche "n'a pas à se réjouir". Pour Noël Mamère, "la droite est extrêmement divisée, on voit qu'elle se radicalise, ce qui va radicaliser le pays, ce qui n'est pas bon dans la situation de crise que nous connaissons", a-t-il estimé, avant d’en conclure qu’il ne fallait surtout pas se réjouir" de l'élection de Jean-François Copé. "L'option Copé, c'est l'option de la radicalisation, souvenez-vous du pain au chocolat, on va entendre des choses comme ça pendant un moment mais, comme le dit Le Pen, les électeurs du FN préfèrent l'original à la copie", a taclé le député écologiste.

14h40. "Une UMP revancharde, brutale". Dans un communiqué, Pierre Laurent a réagi mardi à l’élection du nouveau patron de l’UMP : "Avec Jean-François Copé à sa tête, c'est une UMP revancharde, brutale, sans scrupule, qui repart à la bataille pour la reconquête du pouvoir (…) La guerre des chefs de l'UMP va se refermer mais elle vient de montrer de nouveaux dégâts démocratiques provoqués par une vie politique réduite au choc des egos", selon le secrétaire national du PCF.

14h15. "Ce sont les gentils qui gagnent". Soutien de Jean-François Copé, Pierre Charon a commenté la victoire de son champion lors du Talk Orange-Le Figaro. "Il y a des propos peu élégants qui ont été tenus sur Copé et heureusement qu'à la fin, ce sont les gentils qui gagnent (…)Il faut savoir partir élégamment", a-t-il estimé.

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© MAXPPP

14h. "Une orientation très à droite". S’il n’a pas voulu commenter la victoire de Jean-François Copé, le chef de file des députés du Front de Gauche, André Chassaigne, s'est inquiété mardi d'une "course à l'échalote" à l'UMP avec un déplacement "allant sur le terrain de l'extrême droite". Et des résultats qui, selon lui, "marquent une orientation très à droite, allant sur le terrain de l'extrême droite avec la volonté d'opposer une catégorie sociale à une autre sans apporter de solutions aux difficultés des gens".

13h40. Copé ne laissera pas refaire l'UDF. Le nouveau président de l'UMP, Jean-François Copé, a assuré mardi aux députés UMP qu'il déploierait toute son "énergie" pour préserver l'unité de l'UMP et qu'il ne "laisserait pas refaire l'UDF" avec l'UDI de Jean-Louis Borloo."Nous avons un danger : c'est le retour à l'horreur que fut le RPR-UDF, c'est-à-dire la fracture qui conduirait à remplir les rangs de M. Borloo (...) Je n'accepterai pas que l'UMP soit explosée au motif que Jean-Louis Borloo vient débaucher individuellement tel ou tel", a-t-il lancé, à la réunion à huis clos du groupe UMP à l'Assemblée nationale.

13h30. "L'UMP de Copé, j'en ai rien à faire". Un militant UMP, partisan de François Fillon, confie sa désillusion après sa défaite. "Actuellement, je me demande ce que je fais à l'UMP", confie t-il, au micro d'Europe 1, visiblement très ému. "L'UMP de Copé, j'en ai absolument rien à faire". "Je ne me reconnais pas dans les pains au chocolat,  dans toute cette haine instrumentalisée". "Si le terme 'droite décomplexée' devient le leitmotiv dans le parti", ce militant a pris sa décision : il rendra sa carte d'adhérent, prise il y a 15 ans.

13h10 : Le bon mot de Yannick Jadot. le député européen d'Europe Ecologie - les verts est inspiré par la défaite de François Fillon





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12h40. La conclusion de Jouanno. La sénatrice, qui a quitté fin octobre l'UMP pour rejoindre les centristes de l'UDI, a commenté sur Canal + le psychodrame ayant abouti à la victoire de Jean-François Copé : "L'idée même d'un parti unique, qui a dix ans presque jour pour jour, a vécu", a déclaré l'élue parisienne. "Cette idée-là était une fiction, elle ne nous a pas permis de gagner les élections, de faire barrage au Front national", a encore dit l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy.

12h12. Fillon pense déjà à 2017. "François Fillon est très combatif,, il a la volonté naturellement de continuer ce parcours politique de rassemblement", a assuré mardi son directeur de campagne. A la question "il n'a pas renoncé à 2017 ?", Eric Ciotti a répondu : "absolument, il est dans cette idée de poursuivre son combat, avec une idée : assurer le redressement de la France au moment des échéances essentielles".

12h05. Sarkozy a félicité Copé. Jean-François Copé a téléphoné lundi soir, après avoir été déclaré vainqueur de l'élection à la tête du parti, à Nicolas Sarkozy, qui l'a félicité pour sa victoire, a annoncé mardi l'entourage de l'ancien chef de l'Etat.

11h45. Ciotti évoque "une organisation". Le directeur de campagne de François Fillon, Eric Ciotti a déclaré mardi que "d'ici quelques jours, une organisation va se mettre en place" autour de François Fillon tout en réfutant "toute optique sécessionniste" par rapport à l'UMP.

11h20. Copé se pose en rassembleur.  Le nouveau président de l'UMP a proposé à François Fillon de devenir "vice-président" du parti, un poste qui serait spécialement créé pour l'ancien Premier ministre. Une proposition qualifiée de "grotesque" par l'un des lieutenants de l'ancien Premier ministre, Eric Ciotti. Et qui semble peu compatible avec la "fracture politique et morale" dénoncée, lundi soir, par François Fillon.

10h50. Fillon "ne décrochera pas" de la vie politique. C'est l'un de ses lieutenants, Laurent Wauquiez, qui le dit. L'ancien ministre a aussi regretté le spectacle offert par son parti. "Je ne suis pas fier parce que le spectacle qu'on a donné au cours des deux derniers jours était au fond aussi pitoyable que grotesque".





Laurent Wauquiez, invité politique de Guillaume...par radioclassique



10h25. Debré suggère une fusion des "tickets". Le député de Paris Bernard Debré a suggéré mardi à Jean-François Copé de fusionner sa liste avec celle de son adversaire malheureux, afin de garantir l'unité du principal parti de droite. "Nous sommes malades actuellement, l'UMP est malade", a déclaré Bernard Debré sur BFM TV.,"C'est pour cela que je vais dire à Jean-François Copé, il faut fusionner les deux listes, prends Valérie Pécresse comme secrétaire générale du mouvement", a-t-il ajouté.  

10h15. Pour Le Pen, l'UMP est "fracturé". "Ce parti est aujourd'hui fracturé, un parti fracturé c'est par définition un parti qui est très affaibli", a déclaré mardi sur France Info Marine Le Pen, qui pense en tirer profit. "Je pense que nous avons de beaux jours devant nous".





L'UMP est un parti fracturépar FranceInfo





10h : Copé, ce "populiste". Le quotidien britannique The Telegraph n’est pas tendre avec Jean-François Copé, l’"outsider populiste", "agitateur", dont la campagne a beaucoup parlé du "’racisme anti-blanc’ censé être un fléau dans les banlieues".

Jean-François Copé, The Telegraph

© CAPTURE D'ECRAN THE TELEGRAPH

9h50. A l'UMP, la réconciliation impossible ? Pour notre éditorialiste Alexandre Kara, ce sera très, très difficile. D'abord parce que les deux camps ont échangés des mots impitoyables. Ensuite, parce que, contrairement au PS, l'UMP n’a pas l’habitude de l’art de la synthèse.

9h42. Vallaud-Belkacem met en garde Copé. La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a dit espérer mardi que Jean-François Copé, élu lundi soir à la présidence de l'UMP au terme d'un scrutin serré, "retrouve ses esprits". "J'espère qu'il retrouvera ses esprits maintenant que cette bataille est finie et que plutôt que de nous parler de droite décomplexée, il nous parlera de droite constructive", a t-elle indiqué.

9h30. Fillon et ses proches collaborateurs en réunion.Les principaux responsables de l'équipe de campagne de François Fillon se sont réunis mardi matin à l'Assemblée pour évoquer les suites de l'élection de Jean-François Copé à la tête de l'UMP.

9h20. El País parle de Copé, "le xénophobe". Le premier quotidien espagnol, El País, revient sur la victoire du nouveau président de l'UMP, qualifié de "xénophobe" sur la page d'accueil de son site, et de "populiste" dans le titre de l'article.

el pais copé

9h10. Une vice-présidence offerte à Fillon ? Jean-François Copé, qui a été élu lundi soir à la présidence de l'UMP aux dépens de François Fillon, pourrait lui offrir un poste au sein de l'état-major du parti, y compris de vice-président, a assuré mardi Luc Chatel, qui fait partie du "ticket" du patron du principal parti d'opposition. Encore faut-il que l'ancien Premier ministre accepte.

8h30. MAM. Psychodrame ? Quel psychodrame ? "Les péripéties de l’annonce du résultat, 24 heures ce n’est pas beaucoup, ne doivent pas masquer la réussite démocratique de cette élection", a déclaré Michèle Alliot-Marie, mardi matin sur Europe 1.

8h20. Pour Baroin, l'UMP est "coupée en 2". Le soutien de François Baroin confie mardi matin sur iTélé qu'"il va falloir faire un énorme travail dans l'unité". Le député-maire de Troyes reconnaît que "l'UMP est évidemment coupé en deux".

7h50. Guaino conseille à Fillon d'être serein. Henri Guaino met les déclarations de François Filon sur le compte "de la fatigue de la nuit". "Je me souviens que François Fillon avait dit il n'y a pas longtemps 'la différence entre Nicolas Sarkozy et moi, c'est peut-être que je suis plus serein que lui'. "Voilà. J'appelle aujourd'hui mon ami François Fillon à faire preuve de la plus grande sérénité", a conseillé l'ancienne plume de Nicolas Sarkozy. Le député UMP estime aussi que le vide laissé par l'ancien président n'est toujours pas rempli. "Il n'y a pas de chef après ces élections, il ne pouvait pas y en avoir (…) "Il y a un président mais pas un chef charismatique qui entraîne tout le monde", a-t-il conclu.

 7h40. Copé ne croit pas au risque de scission. Invité de RTL, au lendemain de sa victoire, le président de l'UMP estime que "l'heure est à tourner la page". "J'ai dit très clairement aux uns comme aux autres que mes bras sont ouverts. Il est normal qu'au lendemain d'une campagne fatigante, difficile, chacun ait un moment de déception, c'est normal", a-t-il commenté, à l'adresse de son rival, François Fillon, qui a évoqué, dans son discours, "une fracture à l'UMP. "Je ne crois pas du tout qu'il y ait un risque de scission", a encore assuré le numéro un du premier parti d'opposition.

7h. Dati raille le côté "mauvais perdant" de Fillon. Rachida Dati, qui ne manque jamais une occasion d'égratigner François Fillon, a regretté, lundi soir, le discours tenu par le vaincu de l'UMP. "C'est la première fois que je vois, dans une même famille politique, une déclaration de cette nature", a assuré l'ancienne ministre de la Justice.



6h30. Pour la presse, c'est Sarkozy le vainqueur. L'ancien président est le seul à émerger du "champ de ruines" laissé par l'affrontement Copé-Fillon pour la présidence de l'UMP, estiment beaucoup d'éditorialistes, mardi matin. "Le parti a, ces dernières 24 heures, offert le pire spectacle qu’une formation politique puisse proposer à ses électeurs", cingle Paul-Henri du Limbert dans Le Figaro.

Au terme d'une foire d'empoigne de 24 heures, Jean-François Copé l'a emporté "à l'arraché" sur François Fillon "mais à quel prix ?", se demande Le Parisien.

6h10. Désir demande à l'UMP d'être constructive. Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, souhaite "que l’UMP se comporte enfin de manière constructive" après une bataille interne qui l'a "totalement coupée des Français et de leurs préoccupations". Et espère que cette élection mettra un terme "aux surenchères qui ont marqué cette campagne interne et à la dangereuse dérive idéologique de l’UMP".