"Contrats d'avenir" : Sapin fixe un cap

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"Contrats d'avenir" : Sapin fixe un cap
"Vous avez à peu près 400.000 jeunes de moins de 25 ans qui soit n'ont jamais travaillé", a déclaré Michel Sapin, le ministre du Travail.@ EUROPE 1
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Michel Sapin a assuré que le projet de loi serait présenté le 29 août en conseil des ministres.

La rentrée sera économique pour le gouvernement. Budget 2013, crise de la dette, croissance atone mais aussi et surtout chômage en hausse continue depuis 14 mois. C'est dans ce contexte économique morose que Michel Sapin, le ministre du Travail, veut donc accélérer les réformes et une en particulière qu'il érige en "priorité". Mardi matin sur Europe 1, il a confirmé que "le projet de loi" visant à créer 150.000 "contrats d'avenir" à partir de 2013 pour les jeunes sera présenté au conseil des ministres de "la semaine prochaine".

"Les emplois d'avenir, c'est les jeunes au chômage, c'est le noyau dur du chômage. Aujourd'hui vous avez à peu près 400.000 jeunes de moins de 25 ans qui soit n'ont jamais travaillé soit sont dans la galère des petits boulots. Il y a un moment où c'est la désespérance totale pour les familles", a insisté Michel Sapin.

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Financés "par le budget de l'emploi"

A l'origine du projet, les contrats d'avenir sont normalement réservés aux personnes entre 18 et 26 ans. Mais ils pourraient s'ouvrir aux personnes de moins de 30 ans qui n'ont jamais travaillé depuis leur sortie du système éducatif. Ils seront dont rémunérés au Smic et subventionnés à hauteur de 75% à 80% du salaire minimum.

Selon le ministre du Travail, les emplois d'avenir seront entièrement financés "par le budget de l'emploi".

"0,11 euro de trop"

Afin de soulager les budgets serrés des chômeurs, le ministre du Travail Michel Sapin a également vigoureusement remis en cause le principe de l'appel payant depuis un mobile au Pôle Emploi. Il a estimé mardi sur Europe 1 que 0,11 euro par appel pour joindre Pôle emploi depuis un mobile, c'était "0,11 euro de trop".

Mais à la question de savoir si ce numéro allait devenir totalement gratuit, Michel Sapin a botté en touche: "je ne sais pas mais je vais voir avec Pôle emploi où ils en sont".