Climat : les Européens se mettent d’accord a minima

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Climat : les Européens se mettent d’accord a minima
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Avant Copenhague, les dirigeants de l’Union européenne ont convenu d’aider les pays pauvres. Sans toutefois avancer de chiffres.

Les Européens parleront d’une même voix au sommet de Copenhague au mois de décembre prochain. Les dirigeants des Etats-membres de l’Union européenne, réunis depuis jeudi à Bruxelles, sont parvenus à un premier accord vendredi, selon un diplomate européen. Un compromis qui ne règle cependant pas tout.

"Les Européens sont déterminés et unis pour aborder la conférence de Copenhague. Nous voulons un accord à Copenhague, nous voulons un succès à Copenhague. L’Europe ira unie et déterminée", s’est félicité Nicolas Sarkozy. Le président français a insisté sur le fait que le texte du Conseil européen mentionnait pour la première fois le principe d’une taxe carbone aux frontières, "un mécanisme au cas où les autres régions du monde ne se doteraient pas des mêmes obligations que l’Europe" en matière de protection de l’environnement.

Dans le détail, avant Copenhague, les dirigeants de l'UE se sont mis d’accord sur un objectif : aider les pays pauvres dans leur lutte contre le réchauffement climatique. Un effort estimé à 100 milliards d'euros par an d'ici 2020. Mais les 27 n’ont pas voulu chiffrer le montant de la contribution annuelle de la seule Union européenne. Une manière de mettre la pression sur les autres négociateurs qui seront présents à Copenhague, à commencer par les Etats-Unis.

L'Union européenne va lier ses engagements financiers en matière de lutte contre le changement climatique à l'aide que les autres grandes puissances économiques seront prêtes à mettre sur la table, a d’ailleurs prévenu l’Allemande Angela Merkel. Le Britannique Gordon Brown, qui était partisan d'un engagement financier fort de l'UE en faveur des pays pauvres, a tout de même salué l’accord, parlant de "très important pas en avant".

Parmi les chantiers qui restent ouverts : la Commission européenne va se pencher sur la question d'un financement innovant de l'aide apportée aux pays les plus vulnérables pour faire face aux changements climatiques. Cela pourrait passer par une taxe sur la spéculation ou sur les mouvements financiers, a indiqué Nicolas Sarkozy.