Chiffres de la délinquance : MAM "pas contre" une réforme

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Chiffres de la délinquance : MAM "pas contre" une réforme
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Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, prône une "réforme consensuelle" de manière à produire des statistiques au résultat "incontestable".

Michèle Alliot-Marie ne dit pas non à une réforme des normes statistiques en matière de délinquance. La ministre de l'Intérieur a évoqué la question devant la Commission des lois à l'Assemblée. Si elle s'est déclarée "heureuse que cela n'ait pas été fait, parce qu'on nous aurait accusés de vouloir maquiller les résultats", elle a reconnu qu'elle ne serait "pas contre" un tel changement.

"Je suis d'accord pour une réforme consensuelle afin de redécouper les statistiques", a poursuivi la ministre auditionnée par les commissaires sur sa "loi d'orientation et de programmation pour la performance de sécurité intérieure" (Loppsi), présentée le 27 mai dernier en Conseil des ministres. Michèle Alliot-Marie a admis que le terme de délinquance générale "ne veut pas dire grand chose".

La ministre de l'Intérieur a insisté sur le "consensus" nécessaire à ses yeux : "que tout le monde se mette d'accord sur les normes", a-t-elle poursuivi, afin que le résultat puisse être "incontestable". Pour Alain Bauer, président de l'Observatoire national de la délinquance (OND) chargé depuis 2002 d'établir ces statistiques, il y a déjà "un consensus, sauf pour les media et les politiques qui aiment bien le 'chiffre unique' et pas l'univers de la complexité".

En France, les statistiques de la délinquance sont réalisées à partir du fichier Etat 4001, réalisé sur la base des chiffres enregistrés par la police. Les résultats font parfois l'objet de polémiques : mesurant plutôt l'activité policière que la délinquance.