Ces femmes de Premier ministre montées au créneau

  • A
  • A
Ces femmes de Premier ministre montées au créneau
@ MAXPPP
Partagez sur :

RETOUR SUR - Avant Brigitte Ayrault, d'autres ont défendu publiquement leur époux, en poste à Matignon.

On le sait, occuper le poste de Premier ministre, c'est être en première ligne. Chargé de prendre en main la politique du pays et de mener les réformes - mêmes impopulaires - à terme, le chef du gouvernement essuie les coups. Jean-Marc Ayrault, l'actuel Premier ministre au plus bas dans les sondages, n'échappe pas à la règle. Et comme plusieurs de ses prédécesseurs, il a pu compter sur une sortie publique de sa femme pour le défendre. Europe1.fr remonte le temps.

brigitte et jean-marc ayrault

© MAXPPP

2013. Brigitte Ayrault juge son mari "indispensable". Alors que les rumeurs d'un possible remaniement se font de plus en plus pressantes, Brigitte Ayrault défend l'action de son mari, dans une interview à Presse-Océan, lundi. C'est "l'homme de la situation", assure-t-elle. "Il est courageux, il fait le travail, il est loyal. Je le crois indispensable à François Hollande". En première ligne, l'ancien maire de Nantes est "serein, sûr de sa ligne politique", selon sa femme. "Il est parfois fatigué mais il n'est pas déstabilisé par les attaques. Il a la sagesse et le recul. Il sait que ce qu'il a semé germera".
>> Lire aussi : Ayrault, un fidèle à Matignon

penelope fillon

© MAXPPP

2007. Penelope Fillon vante un François "calme" et "déterminé". Nommé Premier ministre dans la foulée de la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, de mai 2007, François Fillon peut compter dès le début sur le soutien de sa femme. Dans un entretien au Sunday Telegraph, Penelope, d'origine galloise dresse un portrait flatteur de son mari, "plus calme" que Nicolas Sarkozy, et conscient de la nécessité du "dialogue et du compromis". "Il est aussi déterminé mais, contrairement à beaucoup d'hommes politiques, il n'a pas l'instinct du tueur", ajoute-t-elle. Elle restera dans l'ombre les cinq années passées par son mari à Matignon. "On ne me reconnaît pas dans les rues et je n'espère pas l'être. J'en serais terrifiée", confie-t-elle alors.

agacinski, jospin

© MAXPPP

2002. Sylviane Agacinski, un soutien tardif. "Retranchée", comme elle le confiait à l'époque où Lionel Jospin était l'hôte de Matignon (1997-2002), Sylviane Agacinski monte au créneau quelques mois avant l'élection présidentielle où son mari fait figure de favori face à Jacques Chirac. "On m’a signifié que c’était bien qu’une femme de Premier ministre continue à travailler, enseigne, écrive, mais qu’il fallait qu’une femme de candidat sache répondre à ceux qui veulent savoir qui elle est, ce qu'elle fait, ce qu'elle pense", lance la philosophe au journal télévisé de TF1, le 8 mars 2002. Après la défaite de Lionel Jospin, elle est à nouveau monté au front en son nom, comme pour le protéger : "Pour l'instant, il est en retrait. Il attend qu'on le désire. Il est persuadé que cela viendra", écrit-elle alors dans Journal interrompu.

balladur couple

© MAXPPP

1995. Marie-Josèphe Balladur, femme solidaire. "Dans un bon ménage, on s'aide", explique la femme d'Edouard Balladur au Journal du Dimanche en mars 1995, alors que son mari occupait la fonction de Premier ministre depuis deux ans et qu'il est en lice pour la présidentielle de mai suivant. Au passage, Marie-Josèphe, qui donne là sa première interview, met en avant l'image d'un Edouard simple, qui écoute les cassettes de Johnny Hallyday qu'elle collectionne. Cette facette méconnue d'Edouard Balladur ne l'empêchera pas de s'incliner devant Lionel Jospin et Jacques Chirac.