Castaner promet "une sanction" pour "chaque faute" ou mot raciste dans la police

Castaner police intérieur
Alors que la question du racisme et des violences policières a ressurgi dans le débat public, Christophe Castaner s'est prononcé sur le sujet. © AFP
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avec AFP , modifié à
Au lendemain d'une manifestation contre les violences policières à Paris, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a annoncé mercredi que les policiers seraient "sanctionnés" en cas de "faute" ou de mot raciste.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a promis mercredi que "chaque faute, chaque excès, chaque mot, y compris des expressions racistes" ferait "l'objet d'une enquête, d'une décision, d'une sanction", au lendemain de manifestations notamment à Paris pour dénoncer "les violences policières".

Castaner se veut "intransigeant"

"Je suis, sur ce sujet, intransigeant", a poursuivi au Sénat Christophe Castaner, ajoutant : "L'exigence que nous avons vis-à-vis des policiers qui fauteraient, c'est garantir la sérénité du travail de l'ensemble de la police et de la gendarmerie, garantir la défense de cette police républicaine qui, au quotidien, combat le racisme, combat l'antisémitisme et s'engage pour défendre l'honneur de la République".

Répondant au sénateur Olivier Léonhardt (RDSE), le ministre a fait valoir qu'il ne s'agissait "pas de faire des amalgames, mais (…) de dénoncer tout propos et tout comportement. S'il y a faute, elle doit être sanctionnée et elles sont sanctionnées".

"La réalité ne se fait pas sur les réseaux sociaux"

Il a souligné que le Défenseur des droits Jacques Toubon, dans son rapport remis il y a quelques jours, avait épinglé des faits remontant à plusieurs années pour lesquels des policiers avaient été condamnés à 4 mois de prison.

Il a cité aussi le cas d'un policier à Marseille qui a été condamné à "40 mois d'emprisonnement" pour "avoir transporté de force quelqu'un contrôlé en dehors de Marseille". "Ces faits-là sont inadmissibles et sont sanctionnés", a ajouté Christophe Castaner.

Soulignant que "la réalité ne se fait pas sur les réseaux sociaux", le ministre de l'Intérieur a mentionné une étude récente de l'Université du Mont-Blanc portant sur "48.134 personnes", selon laquelle "85%" des personnes interrogées avaient une "opinion positive" de la police.