Cambadélis : Macron "s’est dérobé à un débat démocratique"

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Pour le premier secrétaire du PS, invité de la matinale d'Europe 1, Emmanuel Macron, qui a refusé de participer à la primaire de la gauche, a eu peur du vote des électeurs.

INTERVIEW

Malgré les nombreux appels du patron des socialistes, Emmanuel Macron a exclu de participer à la primaire organisée par le PS. Une décision que regrette Jean-Chritophe Cambadélis, invité jeudi de la matinale d’Europe 1. "Il pouvait participer à la primaire, ce n’était pas interdit. Lui qui caracole à 15 % et bat l’ensemble des candidats socialistes à cette étape, pourquoi n’est-il pas venu à la primaire ? Il en a peur ? Il a peur du vote des citoyens ? C’est ça que je lui reproche", a déploré le premier secrétaire du PS.

Des désaccords politiques mais... "J’ai du regret, parce que si vous mettez bout à bout ce que représente Macron, le parti socialiste et la Belle alliance populaire, et monsieur Mélenchon, nous gagnons la présidentielle. Aujourd’hui, monsieur Fillon serait battu, et je ne parle pas de Marine Le Pen", assure Jean-Christophe Cambadélis. "Après, il y a eu des désaccords politiques quand il [Emmanuel Macron, ndlr] était au gouvernement", reconnait le député de Paris. "Je me suis opposé à un certain nombre de mesures qui étaient trop libérales, mais ça, c’est un débat que les Français de gauche pouvaient trancher. Il s’est dérobé à un débat démocratique", regrette-t-il.

"Tout le monde se serait regroupé autour de lui". "Pourquoi n’est-il pas venu ? S’il pensait être le meilleur, il l’aurait emporté et on se serait retrouvé dans une situation où tout le monde se serait regroupé autour de lui. Je ne pense pas qu’il aurait gagné, mais il aurait pu le tenter", relève encore Jean-Christophe Cambadélis. "Alors qu’il a participé au gouvernement, que tous ses camarades de jeux sont là dans la primaire, que ce sont des ministres qu'il a côtoyés, quelle est l’explication qui l’amène à ne pas se présenter ? Et d’autant plus qu’il ne plie pas le jeu politique, ça fait un an qu’il est en campagne, six mois qu’il est déclaré et il ne fait que 15 %, pas 25", pointe encore l'élu.

"Nous sommes tous les trois, Jean-Luc Mélenchon, les socialistes de la Belle Alliance populaire et Emmanuel Macron, de la même famille. C’est pour cela que j’étais favorable à une primaire qui aille de Macron à Mélenchon", conclut Jean-Christophe Cambadélis.