Bruno Le Maire (LR) ne sera "le Premier ministre d'aucun" de ses concurrents

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Bruno Le Maire (LR) ne sera "le Premier ministre d'aucun" de ses concurrents
Bruno Le Maire est présenté par plusieurs sondages comme le troisième homme de la primaire.@ AFP
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Dans une interview à BFM TV, Bruno Le Maire, candidat à la primaire à droite, a assuré qu'en cas d'échec, il ne serait le Premier ministre d'aucun de ses concurrents. 

Le député de l'Eure Bruno Le Maire, candidat à la primaire à droite, a mardi "pris l'engagement de n'être le Premier ministre d'aucun des concurrents à la primaire" à droite, s'il n'était pas choisi fin novembre pour représenter ce camp à la présidentielle.

"C'est indigne". "Je prends l'engagement de n'être le Premier ministre d'aucun des concurrents à la primaire, et j'ai l'habitude de tenir mes engagements", a indiqué Bruno Le Maire à BFM TV. "On ne peut pas vouloir devenir chef de l'Etat et accepter de prendre le poste de Premier ministre de son ancien concurrent en acceptant d'appliquer son programme qu'on a critiqué pendant la campagne, c'est indigne", a expliqué celui que les sondages présentent actuellement comme le troisième homme de la primaire, parfois rattrapé par l'ancien Premier ministre François Fillon.

"Chacun est libre de se présenter". Alors qu'on lui demandait s'il y avait trop de candidats pour cette échéance de fin novembre, comme certains de ses concurrents le pensent, lui a répondu : "Non. Chacun est libre de se présenter. On ne peut pas réclamer plus de démocratie et déplorer que de nombreuses personnes veulent se présenter." "Il y a des conditions à remplir", a-t-il toutefois relevé, profitant de l'occasion pour annoncer qu'il avait les parrainages et qu'il pouvait dès lors être "officiellement candidat". Pour se présenter, il faut disposer du parrainage de 20 députés, 250 élus locaux et 2.500 adhérents.

Pour plusieurs responsables du parti dirigé par Nicolas Sarkozy, seuls l'ancien président, qui n'est pas encore candidat, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire sont assurés d'obtenir leur parrainage. L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin ou le président du Sénat Gérard Larcher parient sur cinq à six candidats au bout du compte, auxquels s'ajouterait Jean-Frédéric Poisson pour le Parti Chrétien-démocrate.

Macron doit "aller jusqu'au bout". Interrogé sur le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, vu par certains comme un rival de Manuel Valls voire de François Hollande, Bruno Le Maire l'a appelé à "aller jusqu'au bout. Il ne faut pas se contenter de faire la une de Paris Match, il faut aussi se présenter devant les Français." "Le renouveau", créneau sur lequel sont positionnés l'ancien ministre LR de l'Agriculture comme l'actuel locataire de Bercy, il faut "l'incarner, le porter devant les électeurs, il faut prendre le risque de l'élection, c'est ça la démocratie." Pourrait-il, lui, figurer en Une de Paris Match comme Emmanuel Macron et son épouse ? "Non. Ma femme serait totalement hostile", a répondu Bruno Le Maire.