Borloo : "consolider les retraites" s'impose

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Borloo : "consolider les retraites" s'impose
@ EUROPE 1
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Pour le ministre de l'Environnement, la réforme des retraites s’impose, faute d’alternative.

“La responsabilité d’Etat, c’est d’assumer des réformes difficiles“, a réagi mercredi matin sur Europe 1 le ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo au lendemain d’une journée de mobilisation contre la réforme des retraites qui a vu entre 1,2 et 3,5 millions de personnes descendre dans la rue, selon les estimations des syndicats ou de la police.

Le gouvernement reste donc sur la même ligne de conduite, car “garantir les pensions est un droit absolument sacré“. Et Jean-Louis Borloo de s’interroger : “permettez-moi d’être têtu, très têtu : quelles sont nos solutions ? (…) Aux Etats-Unis, il y a un autre modèle. Vous avez vu il y a deux ans des retraités complètement ruinés. En Suède, ils ont décidé de baisser les pensions de retraite. Nous on essaye de consolider les retraites“.

“Le plus risqué, mettre le problème sous le tapis“

“Le gouvernement a ouvert des discussions depuis le mois d’avril, c’est difficile. Ce serait tellement plus simple pour un président de la République et un Premier ministre de dire : Ecoutez, il n’y a rien à voir, il y a 30 milliards de déficit, ce n’est pas grave“, a poursuivi le ministre.

“Ce qui est le plus risqué“, a estimé Jean-Louis Borloo, “c’est de ne pas assumer la garantie des pensions de nos ainés. Voila ce qui est le plus risqué, de mettre le problème sous le tapis en disant ‘On verra plus tard’“.

“Je voudrais rappeler une chose ou deux pour la jeunesse : (…) on ne va pas leur laisser des déficits publics et en plus un système de retraite non financé“, a-t-il promis :

Premier ministre ? “La question ne se pose pas“

Pressenti pour prendre la suite de François Fillon à Matignon, Jean-Louis Borloo a botté en touche, martelant : “la question ne se pose pas“. “Nous ne sommes pas dans le football, il n’y a pas de mercato, il y a un quinquennat“, a-t-il ajouté.

“Ce n’est pas le propos. Franchement, dans les circonstances actuelles, ce n’est vraiment pas d’actualité, je suis solidaire de ce gouvernement et donc de François Fillon“, a assuré le ministre, avant de conclure : “c’est absolument grotesque. Vous savez, le marquis de source sûre est un personnage que je ne fréquente pas“.