Benoît Hamon : "Il n'y a plus de candidat naturel" du PS à la présidentielle

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Benoît Hamon : "Il n'y a plus de candidat naturel" du PS à la présidentielle
@ AFP
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L'ancien ministre socialiste s'est dit "content" qu'une primaire soit organisée à gauche en vue de l'élection présidentielle de 2017.

Faute de pouvoir réunir toute la gauche pour une primaire, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a proposé vendredi soir d'en organiser une limitée aux socialistes, au PRG et aux écologistes pro-gouvernement. De quoi réjouir Benoît Hamon, ancien ministre de l'Éducation national redevenu député. "Si dans les faits, on a une primaire, c'est qu'il n'y a plus de candidat naturel" du PS à la présidentielle, a estimé l'élu, samedi, à son arrivée au Conseil national du PS. "Le premier secrétaire vient de le confirmer."

"Ouvrir un débat très large". Benoît Hamon, qui fait partie des socialistes très critiques vis-à-vis de la politique de François Hollande, s'est dit "content qu'il y ait des primaires". "On ne cède pas à la logique de la Ve [République] de ce point de vue-là", en désignant automatiquement le président en exercice comme candidat à sa propre réélection. "Cela va permettre d'ouvrir un débat très large, u débat de ligne, un débat de stratégie, ce qui me va bien", a-t-il déclaré. Jérôme Guedj, également dans les rangs des frondeurs, a expliqué quant à lui qu'il y avait "besoin" d'une primaire "pour retisser les liens d'une gauche qui s'est fracturée malheureusement ces dernières années". 

Outil de rassemblement. Du côté des socialistes proches du gouvernement, on s'est aussi félicité de l'organisation d'un scrutin interne. Pour le sénateur Luc Carvounas, soutien de Manuel Valls, la primaire est un outil de rassemblement et l'occasion pour le président de la République d'expliquer "ce qui a marché, ce qui n'a pas marché". "C'est nous qui avons inventé les primaires en 2011", a t-il rappelé. "Vous auriez voulu quoi? Qu'on ne fasse pas les primaires ? Qu'on traficote des statuts pour dire à nos militants et aux Français qu'on n'allait pas avoir ce grand débat ?"