Benalla : Castaner critique la commission sénatoriale

  • A
  • A
Benalla : Castaner critique la commission sénatoriale
Christophe Castaner a à son tour critiqué la commission d'enquête sénatoriale. @ ALAIN JOCARD / AFP
Partagez sur :

Le délégué général de la République en marche a demandé vendredi aux sénateurs de ne pas "s'arroger un pouvoir de destitution". 

Au tour de Christophe Castaner de s'en prendre aux sénateurs. Le délégué général de La République en marche a lancé vendredi un avertissement à la commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla qui, si elle voulait "s'arroger un pouvoir de destitution" du président, constituerait "une menace pour la République". "Si certains pensent qu'ils peuvent s'arroger un pouvoir de destitution du président de la République, ils sont eux-mêmes des menaces pour la République", a déclaré le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement lors d'une conférence de presse à Paris. 

De nombreuses critiques de l'exécutif. "Une commission d'enquête qui aurait des ambitions politiques" et penserait "qu'elle peut jouer de ses fonctions de contrôle du gouvernement pour faire tomber un président de la République commettrait une faute constitutionnelle", a-t-il insisté. Christophe Castaner s'est exprimé alors que l'opposition sénatoriale s'est insurgée ces derniers jours contre les critiques de l'exécutif, notamment de la ministre de la Justice Nicole Belloubet et du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, sur son travail.



Le coup de fil de Macron à Larcher, un "rappel" à la séparation des pouvoirs. Interrogé sur le coup de fil très inhabituel d'Emmanuel Macron au président du Sénat Gérard Larcher, qui a lui aussi provoqué la colère des sénateurs, Christophe Castaner a expliqué qu'il s'agissait de rappeler la séparation des pouvoirs, "l'essence même de la Ve République". Les auditions de la commission d'enquête au Sénat dans l'affaire touchant l'ex-conseiller de l'Elysée ont repris mercredi. Alexandre Benalla mais aussi l'ex-salarié LREM Vincent Crase, filmés en train de frapper des manifestants le 1er mai à Paris, seront entendus mercredi prochain.