Benalla : Bayrou "n'approuve pas" les "attaques" contre le Sénat

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Benalla : Bayrou "n'approuve pas" les "attaques" contre le Sénat
François Bayrou appelle l'exécutif à ne pas s'en prendre au Sénat. @ DAMIEN MEYER / AFP
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Le président du MoDem, éphémère ministre de la Justice de d'Emmanuel Macron, a critiqué les tensions entre l'exécutif et la Haute assemblée. 

François Bayrou "n'approuve pas" les "attaques" contre le Sénat, a-t-il indiqué jeudi dans un entretien au Figaro, alors qu'une tension règne entre l'exécutif et la Haute assemblée au sujet de sa commission d'enquête sur l'affaire Benalla. "Un jeune homme de 26 ans, nimbé de l'aura de l'Élysée, a cru qu'il pouvait se moquer des règles et des usages. Les glissières de sécurité que doit comporter tout pouvoir n'ont pas fonctionné", a déclaré le président du MoDem.

"C'est la raison pour laquelle je défends un Parlement de plein exercice, respecté, mieux équilibré qui exerce sa mission de contrôle vis-à-vis de l'exécutif. Il fait son travail, c'est pourquoi je n'approuve pas par exemple les attaques contre le Sénat", a poursuivi le président du MoDem, partenaire de La République en marche au sein de la majorité.

L'affaire Benalla tend l'exécutif. La tension règne entre l'exécutif et la Haute assemblée, dont la Commission d'enquête a repris cette semaine ses auditions dans l'affaire Benalla. Le principal intéressé, ainsi que l'ancien salarié de LREM, Vincent Crase, seront auditionnés le 19 septembre. Alexandre Benalla a notamment qualifié de "petit marquis" le président de la Commission des Lois du Sénat, Philippe Bas (LR).

Emmanuel Macron a appelé mardi le président du Sénat pour lui demander de garantir les équilibres institutionnels, estimant en substance que la commission sénatoriale sur l'affaire Benalla s'en éloignait, selon le site de l'Obs.

Emmanuel Macron doit "retrouver avec les Français l'élan du printemps 2017." François Bayrou estime par ailleurs qu'Emmanuel Macron devait "retrouver avec les Français l'élan du printemps 2017", alors que les Français "ne voient plus bien où conduisent les réformes".

"Il existe une exception heureuse: la politique de l'éducation nationale. Là, on voit où l'on va, et les Français adhèrent. J'espère et je crois qu'il peut en être de même pour la lutte contre la pauvreté", a souhaité François Bayrou, alors qu'Emmanuel Macron a présenté le plan pauvreté jeudi.