Batho : "le bras de fer avec Mittal continue"

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Batho : "le bras de fer avec Mittal continue"
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"Il y a eu un accord avec Mittal mais il n'y a pas encore la confiance", a souligné la ministre.

• Le constat : un "accord" avec ArcellorMittal, pas de "confiance"

"Le bras de fer avec Mittal n'est pas terminé", a déclaré dimanche Delphine Batho, invitée du Grand Rendez-vous Europe 1- i>Télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France. "Il y a eu un accord avec Mittal mais il n'y a pas encore la confiance", a souligné la ministre de l'Ecologie. "Le gouvernement va être extrêmement vigilant" quant au respect des engagements du groupe sidérurgique, notamment en ce qui concerne la mise en oeuvre du projet européen Ulcos, qui permet la production d'acier en réduisant les émissions de CO2. "Florange ne sera pas Gandrange", a insisté la ministre.

• L'exercice d'équilibriste : défendre Montebourg et Ayrault

montebourg ayrault

© REUTERS

Alors qu'Arnaud Montebourg vient d'être désavoué par Matignon, la ministre de l'Ecologie a habilement joué les équilibristes, louant le travail de son collègue sans mettre en porte à faux Jean-Marc Ayrault. "Il n'y a absolument pas de désaveu", a déclaré, sans rires, Delphine Batho. "Arnaud Montebourg est non seulement crédible mais il est sincère, combattif et volontaire", a t-elle ajouté, rappelant le rôle "particulièrement utile et décisif" du ministre du Redressement productif dans le rapport de forces avec Mittal. "Si le gouvernement n'avait pas envisagé le contrôle public temporaire de Florange, nous n'aurions pas arraché le maintien des emplois et l'engagement de Mittal d'investir 180 millions d'euros à Florange, c'est ça la réalité", a conclu la ministre.

>>> Florange, un camouflet pour Montebourg

Samedi soir, Arnaud Montebourg a bien insisté sur le fait qu'il avait été reçu par François Hollande pour parler de Florange. Dimanche, la ministre de l'Ecologie a rappelé que le "capitaine de l'équipe" était Jean-Marc Ayrault. "Le travail du gouvernement, c'est un travail d'équipe, dans une équipe, à un moment donné, il y a des débats, parfois même des tensions. Mais c'est le Premier ministre, le capitaine de cette équipe qui tranche", a assuré le bon petit soldat Batho.

• Le vocabulaire : dites 'contrôle public temporaire'

Si Arcelor Mittal ne respecte pas ses engagements, Delphine Batho a rappelé, comme l'avait dit Arnaud Montebourg samedi soir au 20h de TF1, que le "contrôle public temporaire" était toujours sur la table. Le quoi ? "Le contrôle public temporaire", une manière de parler de nationalisation sans prononcer le mot.

• La proposition : la banque publique d'investissement en renfort

Le "contrôle public temporaire", donc, pourrait être appliqué à d'autres entreprises. "Quand il y a eu une défaillance, il faut envisager toutes les solutions. C'est l'un des outils économiques que l'on peut utiliser", a assuré la ministre de l'Ecologie. Ainsi, la banque publique d'investissement pourra prendre des prises de participations publiques", a souligné Delphine Batho. "C'est ce qu'avait fait la région Poitou-Charentes avec Heuliez", a rappelé cette très proche de Ségolène Royal.