Balasko : "Je n’ai pas de doute sur mon identité française"

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Balasko : "Je n’ai pas de doute sur mon identité française"
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Josiane Balasko est l’une des signataires de la pétition de SOS Racisme pour demander la fin du débat sur l’identité nationale.

"Le gouvernement nous fait croire qu’il a créé ce débat parce que le peuple français le réclame, ce qui est faux", s’est insurgée mardi sur Europe 1 Josiane Balasko. La comédienne et réalisatrice est l’une des 140 personnalités à avoir signé lapétition lancée par SOS Racisme pour la fin du débat sur l’identité nationale. "Ça aurait été institué par l’Education nationale, ça aurait été un débat tout autre. Là on voit bien qu’il y a des dérapages. Les gens se lâchent, y compris au gouvernement", s’est-elle inquiétée.

"A quoi sert ce débat sur l’identité nationale ? A cibler qui ? Pas à cibler le Français, normal, blanc, comme vous et moi. C’est à cibler le Français qui est pas normal, pas blanc et ceux qui sont pas forcément français et qui sont immigrés en situation régulière ou irrégulière", s’est indignée Josiane Balasko.

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Josiane Balasko au micro de Michel Grossiord :

La comédienne redoute surtout que ce débat ait été lancé "pour caresser dans le sens du poil les gens du Front national". "On ne sait pas pourquoi [il a été créé], à part pour foutre la merde, et c’est ce qui va se passer", a-t-elle prévenu. "Je n’ai pas de doute sur mon identité française, je suis fille d’immigrés", a conclu Josiane Balasko. "Qu’ils débattent tout seuls", a-t-elle lancé à l’adresse de Nicolas Sarkozy et Eric Besson, le ministre de l’Immigration.

Au passage, Josiane Balasko a indiqué qu’elle était contre une loi interdisant le port du voile intégral, qui la "heurte" pourtant. Le port de la burqa est "très très limité et ce n’est pas en faisant une loi" que la pratique disparaîtra, a-t-elle estimé. Josiane Balasko n’a souhaité faire aucun commentaire sur la désignation du socialiste Georges Frêche pour les régionales en Languedoc-Roussillon, malgré ses propos controversés sur les harkis et le nombre de Noirs en équipe de France de football. "Je ne suis pas au PS. Si le PS fait des conneries, qu’est-ce que vous voulez que j’y fasse", a expliqué Josiane Balasko.