Axelle Lemaire, secrétaire d'État au Numérique, démissionne du gouvernement

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Axelle Lemaire, secrétaire d'État au Numérique, démissionne du gouvernement
Axelle Lemaire s'engage dans la campagne présidentielle de Benoît Hamon.@ AFP
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Axelle Lemaire, secrétaire d'État au Numérique, annonce sa démission du gouvernement lundi, pour se consacrer à la campagne de Benoît Hamon.

Axelle Lemaire, secrétaire d'État au Numérique et à l'Innovation, a annoncé lundi dans Libération sa démission du gouvernement, pour notamment se consacrer à la campagne présidentielle du socialiste Benoît Hamon et à sa propre candidature aux élections législatives.

Responsable de la mission "Innovations 2025". "En toute transparence et en toute clarté : je quitte le gouvernement. (...) Je pense avoir rempli ma mission au gouvernement. Je serai désormais plus utile en dehors du gouvernement qu'à l'intérieur", explique Axelle Lemaire, 42 ans, nommée dimanche responsable de la mission "innovations 2025" dans l'équipe de campagne de Benoît Hamon. "Pour moi, Benoît Hamon, parce qu'il a de l'humilité dans son approche, une ambition dans son projet et une authenticité, est le candidat capable de proposer ce projet alternatif de construction de l'avenir", détaille Axelle Lemaire. 

Candidate aux législatives. Concernant les législatives, "en 2012, lorsque j'ai été candidate sur cette circonscription (des Français en Grande-Bretagne et dans les pays scandinaves et baltes, ndlr), j'ai eu besoin de deux ans. Aujourd'hui, faire une campagne éclair alors que le moment, avec le Brexit, est historique, c'est impossible", fait-elle également valoir. "Par ailleurs, je suis mère de trois enfants en bas âge. Le dernier né lorsque j'étais en fonctions. Alors non, tout cela ce n'est pas compatible. Je dois faire un choix", ajoute-t-elle.

Un bilan en demi-teinte.Nommée en avril 2014, Axelle Lemaire retient de son passage au gouvernement "le plan 'France très haut débit', la French Tech, la grande école du numérique, la stratégie France intelligence artificielle, la loi pour une République numérique". Elle regrette toutefois le fait que son secteur n'ait pas été érigé au rang de "priorité budgétaire" : "Nous consacrons 2,2% de notre budget national à la recherche et développement. On est loin des pays les plus innovants du monde, dont les pays d'Europe du Nord, qui ont à la fois un niveau élevé de dépenses publiques et d'innovation", relève-t-elle.