Audrey Azoulay : "on ne touche pas aux 40 % de quotas de chanson française à la radio"

  • A
  • A
Partagez sur :

"Les radios ne pourront pas faire leurs quotas avec toujours les mêmes titres", a détaillé Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication mardi matin sur Europe 1

INTERVIEW

Alors que 1.800 artistes sont montés au créneau début juin pour défendre les 40% de quotas de chansons françaises à la radio, la ministre de Culture, Audrey Azoulay, a tenu à apaiser leurs inquiétudes : "on ne touche pas aux 40% de quotas de chanson française à la radio", a-t-elle assuré mardi matin, sur Europe 1. Cette mesure, instaurée en 1996 pour défendre les chansons interprétées en français, a été renforcée par une disposition récemment "adoptée à l’Assemblée nationale et au Sénat sur proposition du gouvernement".

Un régime "soutenu par les artistes". Mieux encore, désormais "les radios ne pourront pas faire leurs quotas avec toujours les mêmes titres mais devront proposer une diversité", a expliqué la ministre. "Les radios concentrent leur programmation française sur les titres les plus porteurs, or ce n'est pas ça l'esprit. L'esprit, c'est la chanson française, mais aussi la diversité". "Ce nouveau système a reçu le soutien de tous les artistes et de toutes les organisations syndicales qui s'étaient mobilisés", a-t-elle affirmé, ajoutant "qu'un régime a été adapté pour les radios qui prennent des engagements en matière de diversité pour qu'elles aient des quotas qui soient adaptés".

"J'assume tout à fait les quotas". Pour autant, Audrey Azoulay refuse de taper sur les Français qui chantent en anglais. "J'assume tout à fait la défense des quotas parce que la diversité n'est pas spontanée. On l'a vu au cinéma, à la télévision. Il faut qu'on l'organise, défendre cet espace pour la création francophone", justifie-t-elle encore. "Mais pour autant, avoir de nouvelles productions en anglais, par exemple, c'est très important aussi. On peut défendre la chanson française sans se réduire uniquement à la chanson francophone", conclut la ministre.