Au fait, où en est Hé oh la gauche ?

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Au fait, où en est Hé oh la gauche ?
@ AFP
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Le mouvement de soutien à François Hollande lancé par Stéphane Le Foll se poursuit… mais sans promotion de l’étiquette qui avait tant fait jaser. 

Son nom avait été largement moqué. Hé oh la gauche !, ce mouvement de promotion de l’action gouvernementale, avait été initié par le ministre de l’Agriculture et proche de François Hollande, Stéphane Le Foll, et lancé lors d’un meeting à Paris le 25 avril. Plusieurs autres rassemblements avaient suivi dans toute la France à un rythme soutenu. Mais le mouvement survivra-t-il à la rentrée ?

"Ça n’a pas imprimé dans l’opinion". Quel bilan pour Hé oh la gauche ? "Ça n’a servi à rien, ça n’a pas imprimé dans l’opinion", tranche Bruno Cautrès, politologue et chercheur CNRS au Cevipof. Néanmoins, sur le fond, le chercheur estime que cette idée de "battre le rappel des troupes" va être réactivée : "Hé oh la gauche, c’était : il faut se réveiller pour éviter la gueule de bois après l’élection". Pour Bruno Cautrès, "remobiliser et montrer que la droite n’a pas changé" sera forcément l’un des axes de la stratégie de François Hollande.

"Stéphane Le Foll va continuer les meetings". Du côté des organisateurs, on insiste sur le fait que Hé oh la gauche ! "n’était pas un mouvement, une association mais des moments que l’on a fait", selon l’une des chevilles ouvrières. "On était dans la pré-campagne, mais maintenant on n'en est plus là, il faut passer au débat avec la droite". Le meeting de rentrée des socialistes organisé à Colomiers le 29 août par la même équipe, sans porter le nom de "Hé oh la gauche !" était déjà une amorce de ce que veut faire le mouvement pour la suite. Stéphane Le Foll continuera lui à enchaîner les meetings pour "faire un travail de pédagogie et mobiliser les militants". Le ministre de l’Agriculture sera ainsi à Limoges jeudi 8 septembre et tiendra à la fin du mois un meeting dans l’Isère avec notamment le secrétaire d’Etat à la francophonie André Vallini.

La BAP prend le relais avec des universités régionales. Une autre marque devrait aussi prendre plus d’ampleur. Voulue par le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis la Belle Alliance Populaire, qui réunit le PRG (Parti Radical de Gauche), l’UDE (Union Démocrate des Ecologistes) et le PS va être à l’initiative des universités régionales décentralisées qui remplacent la traditionnelle université d’été de La Rochelle. Douze dates sont programmées dans douze villes du 17 septembre jusqu’au 3 décembre, jour de la grande convention nationale du parti à Paris. Plusieurs ateliers, en présence de différents ministres, seront organisés comme des ateliers sur le bilan, contre la droite ou encore sur la préparation de la primaire, histoire de bien préparer le terrain pour François Hollande. Si toutefois le président de la République décide d'être candidat à sa propre succession.