Assistants parlementaires : nouvelle perquisition au siège du FN

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Assistants parlementaires : nouvelle perquisition au siège du FN
Fin octobre, l’UE a réclamé 340.000 euros à Marine Le Pen, une somme qui correspond aux salaires de Catherine Griset (298.392 euros) et Thierry Légier (41.554 euros).@ LIONEL BONAVENTURE / AFP
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Une nouvelle perquisition a eu lieu lundi au siège du Front national, dans le dossier des assistants parlementaires fantômes au Parlement européen.

Une nouvelle perquisition a eu lieu lundi au siège du Front national à Nanterre dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires européens, a annoncé le parti dans un communiqué.

Le FN dénonce "une opération médiatique". "Pour la seconde fois a lieu une perquisition des mêmes bureaux, s'agissant des mêmes faits présumés, ce qui confirme que la première perquisition a été infructueuse", a commenté le FN au sujet de cette enquête sur des emplois fictifs présumés au sein du Parlement européen. Le FN dénonce "une opération médiatique" visant à "perturber le bon déroulement de la campagne électorale présidentielle" et à "tenter de nuire à Marine Le Pen au moment même où sa candidature effectue une importante percée dans les intentions de vote, notamment pour le second tour".

La défense de Marine Le Pen. Vendredi, Marine Le Pen a démenti avoir reconnu l'emploi fictif de son garde du corps comme assistant parlementaire, contredisant un rapport de l'organisme antifraude de l'Union européenne. Cet organisme avait été saisi en janvier 2014 sur dénonciation anonyme. À cette époque, les soupçons portaient sur les conditions dans lesquelles étaient employés et payés 20 assistants d'élus frontistes au Parlement européen, car leurs noms apparaissaient aussi sur l'organigramme du parti en France. En parallèle, le parquet de Paris s'était saisi du dossier qui a débouché mi-décembre sur l'ouverture d'une information judiciaire confiée à des juges d'instruction.