Assistants d'eurodéputés : Alexis Corbière est "pour des assistants parlementaires qui aussi font de la politique"

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Assistants d'eurodéputés : Alexis Corbière est "pour des assistants parlementaires qui aussi font de la politique"
Alexis Corbière ne veut pas faire le jeu du FN en condamnant les missions politiques supposées des assistants parlementaires@ MIGUEL MEDINA / AFP
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Le porte-parole de La France insoumise soupçonne le Front national de chercher à faire diversion sur ses propres affaires concernant des assistants parlementaires.

Alexis Corbière, porte-parole de la France insoumise (LFI), s'est déclaré "pour des assistants parlementaires qui aussi font de la politique auprès d'un élu, au micro de RCM mardi matin alors qu'il était interrogé à propos de l'ouverture d'une enquête sur des soupçons d'emplois fictifs parmi des collaborateurs d'eurodéputés.

"Ce n'est pas un boulot comme un autre".Selon Le Parisien, cette enquête préliminaire concernerait notamment le cas d'une ancienne assistante de la ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez. Dès lundi soir, la ministre a affirmé que le contrat de travail de son assistante parlementaire a été, "validé et approuvé par le Parlement européen, encadré par des règles européennes bien plus strictes que les règles en vigueur en France". 

"Manifestement, il faut que les assistants parlementaires soient au service du parlementaire. Mais moi je suis pour des assistants parlementaires qui aussi font de la politique auprès d'un élu. Ce n'est pas un boulot comme un autre", a affirmé Alexis Corbière.

"Je ne vais pas marcher dans les pas du Front national". "Si évidemment l'assistant parlementaire n'est jamais au côté de son élu et part (...) pour s'occuper d'un parti, c'est pas le rôle d'un assistant parlementaire. Maintenant un assistant parlementaire, moi je trouverais normal qu'il soit embauché en raison de sa proximité politique avec l'élu, ou alors c'est une forme de fonctionnarisation de l'activité".

"S'il y a des choses qui sont contraires à la réglementation, ça doit être sanctionné. Si c'est des dénonciations du Front national qui veut faire diversion, je ne vais pas marcher dans les pas du Front national pour faire diversion sur ses propres turpitudes". L'enquête a été ouverte suite à une lettre de dénonciation d'une élue FN, Sophie Montel, transmise au procureur de la République de Paris et à l'Olaf (l'Office européen de lutte anti-fraude).