Après les attentats, Juppé révise son jugement sur Bachar

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Après les attentats, Juppé révise son jugement sur Bachar
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"J'étais sur la ligne du gouvernement, ni Daech ni Bachar. Aujourd'hui (...) il y a des hiérarchies", estime l'ancien Premier ministre.

Alain Juppé (Les Républicains) a estimé samedi qu'il fallait "clarifier" les objectifs de la coalition internationale en Syrie et "écraser Daech", au lendemain d'attaques revendiquées par l'État islamique qui ont fait près de 130 morts à Paris. "Il est indispensable de clarifier les objectifs de la coalition internationale, qui aujourd'hui n'est pas efficace. J'étais sur la ligne du gouvernement, ni Daech ni Bachar. Aujourd'hui (...) il y a des hiérarchies, il y a des priorités, il faut écraser Daech", a déclaré l'ancien Premier ministre sur France 2.

"Nous devons clarifier nos buts". "Ensuite, nous verrons comment organiser la réconciliation des Syriens en changeant les équipes de Damas, mais priorité à écraser Daech, ce qui veut dire que nous devons clarifier nos buts de guerre avec les Américains, avec nos partenaires arabes, mais aussi avec les Turcs et avec les Russes, il faut s'y mettre tous", a poursuivi Alain Juppé, qui se rapproche ainsi de la position de nombreux Républicains dont l'ancien premier ministre François Fillon.

"Il faut aller plus loin". Alin Juppé, qui a une nouvelle fois appelé à "faire bloc" derrière l'exécutif, a exhorté à "aller plus loin" que les mesures d'ores et déjà décidées par le président François Hollande. "Il faut améliorer nos moyens de renseignement, je pense que l'articulation entre le renseignement central et le renseignement territorial, ce que faisait dans l'ancien temps les RG pour détecter les signaux faibles, mérite d'être renforcée", a-t-il expliqué, en appelant également à renforcer les "moyens technologiques" des services de renseignement et les "moyens humains" dévolus à l'armée, la police, la justice.