Après l'attentat de Nice, Gérard Longuet "dubitatif" sur l'opération Sentinelle

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L'ancien ministre de la Défense se dit favorable à l'ouverture de la réserve opérationnelle aux volontaires, mais "dubitatif" concernant l'opération Sentinelle. 

INTERVIEW

Après l'attentat qui a fait au moins 84 morts à Nice le soir du 14 juillet, le gouvernement a lancé samedi un appel aux volontaires "patriotes" pour gonfler la réserve opérationnelle. Par ailleurs, l'effectif de l'opération militaire Sentinelle est maintenu "jusqu'à la fin de l'été", a fait savoir le ministère de la Défense. Deux annonces auxquelles a réagi dimanche sur Europe 1 Gérard Longuet, ancien ministre de la défense de Nicolas Sarkozy. 

Favorable à la réserve opérationnelle. Il approuve l'ouverture aux bénévoles de la réserve opérationnelle. L'ancien ministre y voit une "bonne façon de maintenir le lien entre l'armée et la nation". Cette décision de faire appel à ces réserviste issus de la société civile ou anciens militaires, des volontaires formés et sous contrat d'un à cinq ans, a été annoncée par le chef de l'Etat lui-même. Les préfets pourront désormais puiser dans cette réserve pour assurer la sécurité du territoire.

Dubitatif sur Sentinelle. Bernard Cazeneuve a aussi dit que les 10.000 militaires du dispositif Sentinelle seraient redéployés pour participer à la sécurisation des frontières, ou de lieux comme les péages routiers et des grandes manifestations culturelles et festives de l'été. A ce sujet, Gérard Longuet se dit "beaucoup plus dubitatif". "Je pense que le rôle de l'armée est de combattre, et Sentinelle est une position défensive. C'est un rôle qui dans d'autres pays est confié à des agents de sécurité", observe-t-il. De nombreux autres membres de l’opposition ont mis en cause l’efficacité de l’opération Sentinelle et l’"angélisme" du gouvernement