Après l'attentat de Londres, "la mobilisation de nos forces de sécurité est maximale", assure Gérard Collomb

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Après l'attentat de Londres, "la mobilisation de nos forces de sécurité est maximale", assure Gérard Collomb
Gérard Collomb assure que les forces de sécurité sont à leur mobilisation maximale@ STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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La prorogation de l'état d'urgence doit donner du temps au législateur pour mettre au point une loi qui soit "efficace" tout en "préservant les libertés de nos concitoyens".

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb assure que la mobilisation des forces de sécurité en France est maximale, après l'attentat de Londres samedi soir, dans un entretien au Parisien lundi.

Une attention particulière portée aux "signaux faibles". Cet attentat "montre une nouvelle fois que la menace reste extrêmement élevée sur notre continent. Pour y faire face, la mobilisation de nos forces de sécurité est maximale", indique le ministre de l'Intérieur. "Nos services portent une attention spéciale à la détection des signaux faibles, indiquant la radicalisation de tel ou tel individu ou le risque d'un passage à l'acte. Cela est crucial pour prévenir de nouveaux attentats selon le mode opératoire observé à Londres samedi", explique-t-il.

Modifier la loi pour continuer de protéger. Gérard Collomb signale que la prorogation de l'état d'urgence "pour une durée limitée" doit "permettre d'adopter les mesures législatives qui permettront ensuite d'en sortir. Il s'agit de répondre aux besoins exprimés par les forces de sécurité". "Notre logique n'est pas de transposer l'état d'urgence dans le droit commun, mais d'être efficace tout en préservant les libertés de nos concitoyens. Dans un monde où la technologie évolue sans cesse, il est normal que les lois évoluent", souligne Gérard Collomb. Et d'affirmer qu'"aucune disposition ne doit être exclue d'emblée si son utilité pour la protection des Français est avérée".

150 policiers et gendarmes supplémentaires à Calais. D'autre part, sur la situation à Calais et les migrants encore présents, le ministre annonce l'envoi sur place "aujourd'hui" de "trois unités supplémentaires de forces mobiles, soit plus de 150 policiers et gendarmes, pour renforcer l'action des forces de l'ordre" et explique : "Nous devons d'abord réprimer les atteintes à l'ordre public et lutter contre les filières de passeurs". Il souhaite ramener les demandes d'asile à "six mois".

Une police au contact de la population. Au sujet de la possible mise en place d'une "police de sécurité quotidienne", le ministre de l'Intérieur déplore que cette "dernière" ait été "caricaturée". "Le rôle d'un policier, ce n'est effectivement pas d'être baby-sitter. Mais qu'un policier travaille au contact de la population et avec les acteurs sociaux, c'est indispensable", précise-t-il. "Mon expérience de maire m'a beaucoup appris. Par ailleurs, nous allons travailler avec le garde des Sceaux pour voir comment alléger les procédures concernant la petite délinquance".