Alpes-Maritimes : Estrosi laisse le champ libre à Ciotti à la tête de la fédération LR

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Alpes-Maritimes : Estrosi laisse le champ libre à Ciotti à la tête de la fédération LR
Christian Estrosi et Eric Ciotti multiplient les piques par médias interposés. @ VALERY HACHE / AFP
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Le maire de Nice renonce à briguer un nouveau mandat, et n'affrontera pas son rival Eric Ciotti, qui lui reproche notamment son rapprochement avec Macron. 

Le maire de Nice Christian Estrosi renonce à briguer un nouveau mandat à la tête de la Fédération LR des Alpes-Maritimes, laissant donc le champ libre à son rival Eric Ciotti, a-t-il annoncé dans un courriel aux militants.

Estrosi regrette "une élection ayant démarré sur des provocations". "Si j'ai fait le choix, il y a un an, de ne pas participer à l'élection du président de notre mouvement (Laurent Wauquiez, NDLR), ce n'est pas pour me mêler aujourd'hui d'une élection ayant démarré sur des provocations et qui alimente des divisions auxquelles je n'entends pas participer", écrit notamment Christian Estrosi, qui présidait depuis 1998 la fédération locale de ce parti (RPR, UMP puis LR depuis 2016), après déjà une première présidence du comité départemental entre 1989 et 1993.

"Je regrette que Christian Estrosi refuse le débat que je lui proposais", a aussitôt réagi Éric Ciotti sur Twitter : "C'est un acte de défiance vis-à-vis de sa famille politique et des militants, qui lui ont tout donné".



Et refuse "la guerre de clochers".  "Je veux me consacrer aux débats d'idées, pas aux guerres de chefs", indique dans son courriel Christian Estrosi, qui a fondé son propre mouvement, La France Audacieuse, ajoutant ne pas "renoncer à soutenir" sa famille politique, "mais loin de la guerre de clochers". Au passage, il répète son "rejet du sectarisme", son "refus du clanisme" et "surtout la réaffirmation d'une ligne infranchissable avec tous ceux qui se rapprocheraient ou feraient preuve d’ambiguïté avec le Front national d'hier ou le Rassemblement national d'aujourd'hui".

Candidat à ce poste depuis juillet, le député de Nice Eric Ciotti avait accusé fin août son ancien mentor d'être "le président officieux d'En marche" dans le département. "Il faut qu'il soit candidat, il faut qu'il défende sa ligne et nous verrons si elle est majoritaire, je dis à Christian Estrosi de venir dans ce débat", avait alors lancé Eric Ciotti, dans le cadre du lancement officiel de sa campagne: "On ne peut pas être le président officiel des Républicains et en même temps le président officieux d'En marche".